Blasting News : Podemos, Syriza… Les partis de gauche anti-austérité commencent à faire parler d'eux en Europe. Pourquoi cet engouement ?

Tout simplement parce qu'on observe une faillite des partis traditionnels à gérer la crise ! Rien ne s'est amélioré depuis 2008, tout s'est empiré. Alors qu'une partie du peuple souffre des mesures drastiques imposées par les gouvernements et se retrouve de plus en plus en situation de précarité, une autre partie gagne de plus en plus d'argent ! Rien qu'en #Belgique, il y a eu 12.000 nouveaux millionnaires l'année passée. C'est bien la preuve que les partis traditionnels ne savent rien faire pour endiguer la crise de la juste manière et que les petits partis qui ont une autre vision sur la méthode à employer pour gérer tout cela sont prêts à être enfin entendus.

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Concrètement, comment votre parti, ainsi que Syriza et les autres, prévoient-ils de supprimer l'austérité ?

Le plus important est d'avoir un programme clair. Nous par exemple, notre solution que l'on porte en avant depuis des années est la taxe des millionnaires, qui pourrait faire gagner à l'Etat quelques milliards en taxant ceux qui ne payent presque pas d'impôts sur leur fortune. Il faut aussi montrer que nos partis de gauche sont en symbiose totale avec le social, et qu'on apporte notre soutien à toutes ces initiatives anti-austérité.

Il n'y a pas d'alternative, les mesures d'austérité doivent laisser la place à une autre politique. Elles n'ont pour l'instant servi qu'à diminuer drastiquement les PIB des pays les plus touchés par la crise, qui ont été étouffés par des diminutions de salaires, des augmentations de taxes pour les citoyens et les travailleurs.

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Et rien de cela n'a servit à rembourser une quelconque dette !

Ce qu'il faut faire, c'est lier le remboursement de cette dette à la croissance du pays, lui laisser le temps de renflouer ses caisses. Je suis donc de l'avis de Syriza : la Grèce doit tout d'abord demander un réétalement de la dette pour qu'elle puisse rembourser à son rythme les créanciers, et faire un audit de cette dette, parce que les responsabilités de cette accumulation de dettes n'ont pas encore été désignées.

Cette montée de l'anti-austérité ne serait-elle pas également un ras-le-bol de l'Europe en général ?

Effectivement, les citoyens n'en peuvent plus de cette Europe d'aujourd'hui, capitaliste et qui ne cherche que le profit. Tout le monde se rend bien compte que nous allons dans la mauvaise direction !

Faudrait-il davantage de leaders charismatiques comme Tsipras et Iglesias pour avoir un front de gauche uni en Europe ?

Nous avons en effet tout intérêt à être en coopération et à réunir nos forces pour aller plus loin.

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Mais il ne faut pas oublier que chaque pays est différent ! Leurs histoires sont différentes, leurs économies sont différentes, et tout le monde n'a pas été aussi impacté par la crise que la Grèce, le Portugal et l'Espagne. Tout va donc se faire à des vitesses différentes, selon les pays et leurs citoyens.