À Pristina, la capitale du Kosovo, Valdet (41 ans) consacre sa vie à sa famille et ses enfants. Assistant dans un projet européen intitulé « Soutien aux coutumes kosovares », il se souvient très bien du jour de l'indépendance. « J'étais sur la grande place en train de le fêter avec des milliers de personnes, se remémore-t-il. C'est un bel événement. Chaque année, je savoure cette liberté que nous avons avec mes enfants. Car nous avons traversé bien des difficultés dans le passé ». S'il espérait que son pays irait mieux sept ans après l'indépendance, il ne crache pas dans la soupe. « Ce n'est peut-être pas ce que j'espérais, explique-t-il. Mais c'est un petit pas en avant au vu des circonstances et des frictions politiques. Ça aurait pu être mieux si chacun de nous laissait son intérêt personnel de côté. » Pour lui, le gouvernement doit absolument se pencher sur l'économie.

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Si tout n'est pas parfait, Valdet reste confiant pour l'avenir. « Je me battrai jusqu'au bout pour le futur de mes enfants, lance-t-il. Je n'ai aucun doute. Tout ce qu'il faut faire est rester fort et travailler dur. Notamment la jeune génération…»

« Beaucoup de choses à accomplir »

La jeune génération, Lavdi (27 ans) la symbolise parfaitement. Diplômée en administration publique, la jeune femme originaire de Gjilan, à l'Est du pays, poursuit ses études aux États-Unis. « À la fin, je reviendrai dans mon pays pour contribuer à son essor. Beaucoup sont dans mon cas. » Lavdi n'avait que 20 ans quand le Kosovo a obtenu son indépendance. « J'étais sur la place 'Mère Teresa' à Pristina, se souvient-elle. C'était une journée froide. Mais on ne pouvait pas s'arrêter de faire la fête. » Si elle sait que son pays a encore « beaucoup de choses à accomplir pour offrir une meilleure vie à ses habitants », Lavdi est fière qu'il « fasse face aux obstacles comme le taux de chômage et la libéralisation des visas. » De même, elle espère que la paix perdurera.

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« Les relations entre le Kosovo et la Serbie sont plus tranquilles qu'il y a quelques années, analyse-t-elle. Cependant, ça ne l'est pas encore assez. Je veux croire que le futur du Kosovo sera bien meilleur qu'aujourd'hui. Les jeunes vont revenir avec des diplômes et apporter des changements positifs au pays. Nous avons vraiment besoin du soutien de l'UE et des États-Unis pour rester debout. » #International