BLASTING NEWS. Que représente pour vous ce 7ème anniversaire de l'indépendance du Kosovo?

Sian Jones. Je regrette que sept ans après cette indépendance, le Kosovo n'a toujours pas rempli ses obligations concernant les droits de l'Homme. Pourtant, il aspirait à le faire. Les autorités ont échoué. Elles ont laissé des crimes de guerre commis par l'Armée de libération du Kosovo (UCK) impunis. Elles n'ont pas défendu les familles des disparus ou les victimes de viol. Nous espérons voir quelques progrès en la matière. Et la discrimination reste un sérieux problème au Kosovo. Les minorités, en particulier les Roms et les Ashkali, n'ont pas accès aux droits basiques.

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Sans parler du manque de liberté des médias…

BLASTING NEWS. Que pensez-vous de la situation économique du pays ?

Sian Jones. Le Kosovo n'a toujours pas été capable de garantir les droits économiques et sociaux, notamment en ce qui concerne l'emploi. Nous avons vu que 50 000 citoyens ont quitté le pays récemment à la recherche d'une meilleure vie. Et ça continue. Le gouvernement doit fournir à ses citoyens une plus grande efficacité dans la réintégration des Kosovars de retour.

BLASTING NEWS. Dans quel état sont les relations avec la Serbie?

Sian Jones. Nous sommes vraiment inquiets de l'apparente dégradation des relations entre le Kosovo et la Serbie en 2015. Même s'il faut avouer que des améliorations ont été notées ces derniers mois. Avec l'établissement du gouvernement au Kosovo, en décembre dernier, il faut espérer que le dialogue va se poursuivre.

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Nous demandons, autant à la Serbie qu'au Kosovo, d'engager des discussions. Et de résoudre le problème des personnes disparues dans les deux camps. #International