Il y avait un cessez-le-feu, mais ce n'était qu'en théorie. Dans les faits, les combats n'étaient en rien terminés et les rebelles pro-russes ont finalement mis la main sur la ville stratégique de Debaltseve qu'ils convoitaient depuis plus de dix mois. Les chars blindés ukrainiens sont sortis de la ville en ce mercredi 18 février. Un lourd revers pour les Ukrainiens car cette ville était un moyen de contrôler l'est du pays. Maintenant, l'est de l'#Ukraine est entièrement sous le contrôle des rebelles.

Maintenant qu'ils ont tout l'est ukrainien, les rebelles s'arrêteront-ils? C'est la question qui tue et c'est là où le cessez-le-feu est en jeu.

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À la limite, il pourrait être possible de comprendre la volonté extrême des forces supportées par la Russie de vouloir s'emparer du dernier fief liant Lougansk et Donetsk. Maintenant que la ligne est tracée, peut-on appliquer les accords de paix? C'est à voir!

Cette évolution a remis en question les rapports de force et les quatre dirigeants impliqués dans les accords de paix, Angela Merkel, François Hollande, #Vladimir Poutine et Petro Porochenko, devaient avoir une conférence téléphonique en soirée pour en parler, selon les informations fournies par le gouvernement français.

En tenue militaire, le président ukrainien a fait une adresse à la nation où il a officiellement annoncé le retrait des troupes de Debaltseve. "À l'heure actuelle, 80% de nos unités sont évacuées et nous attendons encore deux convois supplémentaires", disait-il.

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L'Union européenne condamne cette attaque. Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, qualifie cette avancée comme "un affront aux accords de Minsk. Les Russes et les séparatistes doivent mettre ces derniers en application".

Kiev: "M. Obama, au secours!"

Suite à cette offensive sur Debaltseve, l'Ukraine fait appel à Washington. Lors d'un entretien avec le vice-président américain, Joe Biden, le président ukrainien a à nouveau demandé l'aide des États-Unis pour avoir accès à des armes de défense. Ce dernier a mentionné que "le prix à payer par les Russes sera beaucoup plus important s'ils ne respectent pas les accords en place".

Une déclaration qui ne laisse présager rien de bon dans le contexte où les deux grandes puissances du monde seront impliquées dans un bras de fer où les Russes ne semblent pas être prêts à vouloir faire match nul. #Barack Obama