Ils se sont réunis pour soutenir les combattants ukrainiens encerclés dans la ville de Debaltsevo, à l’est du pays. Le caractère pacifique de la manifestation a très rapidement volé en éclats quand des manifestants cagoulés ont tenté de forcer les barrages de la garde nationale pour pénétrer dans les bâtiments de l’administration présidentielle. Les policiers anti-émeutes tentent de les repousser avec des gaz lacrymogènes et des coups de matraque bien placés.

Si la police parvient pour l'instant à repousser les centaines d'assaillants membres de diverses brigades ultra-nationalistes (pour ne pas dire carrément fascistes), il n'est pas certain que les forces de l'ordre tiendront le choc très longtemps.

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Les protestaires sont armés de divers objets contondants et n'hésitent pas à s'en servir. Il est fort à parier que la nuit prochaine sera émaillée de nombreuses violences.

Les protestataires exigent l'application de la loi martiale, loi qui conférerait de nombreux pouvoirs à l'armée à l'heure où le pays s'enfonce chaque jour un peu plus dans la guerre civile. Nul doute que si cette fameuse loi exceptionnelle était décrétée, l'économie ukrainienne, déjà au bord du précipice, finirait sa chute vertigineuse au fond du trou. Les manifestants exigent également la démission de tous les responsables des organes de sécurité nationaux, du procureur général au ministre de la Défense. 

Les rebelles gagnent du terrain 

La grogne se répand un peu partout dans les régions loyales au pouvoir en place à Kiev.

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Les récentes et nombreuses victoires des soldats des républiques autoproclamées sèment la panique. A un point tel que de plus en plus d'experts craignent l'éruption d'un Maidan 2.0. Ne dit-on pas que la révolution mange ses enfants?

L'Otan et les Etats-Unis semblent eux-aussi tracassés par les avancées des rebelles, les accusant encore une fois d'oeuvrer en sous-main pour le Kremlin. Et peu importe si le porte-parole de l'Etat-Major ukrainien, Victor Moujenko, a affirmé que ses hommes ne se battent pas contre des soldats russes.

Washington pense désormais livrer des armes au régime de Kiev. La Maison Blanche pourrait envoyer à Kiev des drones et des missiles anti-char. Le tout, alors que les forces rebelles annoncent vouloir porter leurs effectifs à 100 000 hommes.  L'hiver sur le front de l'est sera long, très long... #Ukraine