Quasiment deux jours après avoir vu s'instaurer un "cessez-le-feu" de la part de Vladimir Poutine, Angela Merkel, François Hollande et leur compatriote ukrainien Petro Porochenko, les combats entre la milice ukrainienne et les séparatistes pro-russes font toujours rage près de la ville de Debaltseve, à l'est de l'#Ukraine.

Debaltseve, ville ukrainienne et point stratégique :

Debaltseve, un noeud ferroviaire stratégique, est convoité par les séparatistes qui cherchent à en prendre le contrôle. Anatoli Stelmakh, porte-parole militaire ukrainien, condamne ces attaques en informant que les pro russes " ne respectent absolument pas le cessez-le-feu" en ayant tiré plus de 122 fois aux alentours de Debaltseve.

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Evidemment, les séparatistes accusent l'armée ukrainienne d'en faire autant. A noter que Debaltseve contient des milliers de soldats de l'armée ukrainienne.

Jennifer Psaki, porte-parole du département d'Etat américain a prévenu la Russie dans la soirée "Nous exhortons la Russie et les séparatistes à cesser immèdiatemment toutes les attaques."

Un cessez-le-feu de plus en plus fragile :

Les négociations de Paix avaient débutées jeudi à Minsk entre la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande, le président ukrainien Petro Porochenko et leur homologue russe Vladimir Poutine. Ils avaient trouvé un accord dans la douleur dans la nuit du 12 janvier. L'accord est évidemment imparfait. Le scénario semble être déjà écrit et on voit mal les séparatistes reculer.

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Petro Porochenko avait annoncé le retrait des armes lourdes ukrainiennes 48 heures après le début de la trêve. Malgré cette annonce et cet engagement, l'armée ukrainienne a fait savoir lundi qu'elle n'entendait en aucun cas retirer ces armes lourdes de la ligne de front. "Comment peut-on retirer les armes si les rebelles tentent de nous attaquer avec des chars et qu'ils tirent sur nous en permanence?" a déclaré un porte-parole ukrainien. Depuis le début de la trêve, au moins 5 soldats ukrainiens ont perdu la vie sous les balles russes selon les chiffres de l'ONU. Une guerre totale serait une catastrophe pour le gouvernement ukrainien et un affront envers l'Union européenne.