La semaine dernière, Russes et Ukrainiens se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu, entré en vigueur dimanche 15 février. Ce dernier fut obtenu au terme de négociations difficiles entre les dirigeants russe, ukrainien, allemand, et français. Cependant, ce lundi, des combats ont toujours lieu au sein de la ville stratégique de Debaltseve. Des milliers de soldats ukrainiens s'y trouvent, encerclés et menacés par les séparatistes qui souhaitent prendre le contrôle de cette ville clé.

En vingt-quatre heures, les rebelles pro-russes auraient tiré à une centaine de reprises, selon Anatoli Stelmakh, porte-parole militaire ukrainien.

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Il affirme que les séparatistes ne respectent pas le cessez-le-feu convenu, et poursuivent leurs attaques contre Debaltseve ainsi que les villages voisins situés en périphérie de cette ville stratégique, connue pour être un réel nœud ferroviaire.

De leur côté, les séparatistes portent des accusations à l'encontre de l'armée, pour non-respect du cessez-le-feu, et pour des tirs opérés en direction de l'aéroport de Donetsk.

Les accords de Minsk 2

La semaine dernière, de nouveaux accords ont été conclus à Minsk. Ceux-ci prévoyaient la mise en œuvre du cessez-le-feu en premier lieu. Ensuite, les armes lourdes devaient être retirées dans un délai de 48 heures suivant le début du cessez-le-feu. Ainsi, une zone tampon devait être créée afin de renforcer la sécurité dans un périmètre allant de 50 à 140 km de large, de part et d'autre (selon le type d'armes lourdes).

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Cependant, ce retrait de l'artillerie lourde ne semble pas être sur la bonne voie en raison de ces tirs effectués à Debaltseve. L'armée ukrainienne a, par ailleurs, affirmé aujourd'hui qu'elle n'entamerait pas le retrait de ses armes sur la ligne de front de l'est de l'#Ukraine tant que des combats ou menaces existent. Les rebelles pro-russes, eux aussi, n'entendent pas procéder à ce retrait avant l'arrêt total des tirs. Il semblerait qu'il s'agisse là d'un véritable cercle vicieux…

Kiev a annoncé que depuis la trêve entamée hier, au moins cinq soldats ukrainiens ont été tués.

L'Europe sanctionne la Russie

L'#Union Européenne a publié ce lundi une nouvelle liste de personnes et entités russes visées par des sanctions, en raison de leur implication dans le conflit ukrainien. Il est question notamment de Arkady Bakhin, premier vice-ministre de la Défense, et Anatoly Antonov, vice-ministre de la Défense. Ils sont tous deux accusés de soutenir le déploiement des troupes russes sur le territoire ukrainien.

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19 personnalités et 9 entités ont été ajoutées à cette liste désormais longue de 151 noms et 37 entités. Ces sanctions auraient dû entrer en vigueur le 9 février dernier, mais en raison des discussions diplomatiques en cours, les 28 ministres des Affaires étrangères européens, en charge d'établir cette liste, ont décidé de repousser la parution d'une semaine.

Ce conflit opposant l'Ukraine et la #Russie aura fait près de 5.500 morts en dix mois. Les premiers accords conclus à Minsk en septembre n'avaient point connu d'issue favorable. La question qui se pose désormais est de savoir si les deuxièmes accords de Minsk auront davantage de succès… Malheureusement, rien n'est moins sûr, étant donné la fragilité effective de ce cessez-le-feu…