La semaine dernière, le Parlement européen se réunissait à Strasbourg pour la séance plénière de printemps. Du travail pratiquement non-stop pour les députés européens, coincés entre commissions et plénières, mais aussi pour les assistants devant multiplier le travail qui, en fait, se concentre sur quelques jours afin de faire "passer" un nombre élevé de directives et autres motions.

Ces derniers, en nombre très variable selon les formations politiques et les pays doivent "en principe" travailler exclusivement pour leur député, et au sujet de l'Europe. Visiblement, dans le cas du FN (Front National), ce n'est pas tout à fait ça et #Marine Le Pen ne semble pas vouloir suivre les règles élémentaires.

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Le nouveau président de l'EU, l'Allemand Martin Schulz, vient d'ailleurs de remonter les bretelles au FN, en indiquant qu'une vingtaine de leurs assistants s'occupent essentiellement des affaires françaises du parti, tout en étant bel et bien payés par l'Europe.

La réponse de la bergère...

Cet état de fait, révélé par le quotidien Le Monde du 9 mars, n'a pas plus à Marine Le Pen et ses partisans et il n'a pas fallu attendre bien longtemps pour enregistrer la contre-attaque de la présidente du parti. En effet, en ouverture de séance du 12 mars, Marine Le Pen a pris la parole pour déposer une motion d'ordre, et lire un communiqué, intitulé "l'arroseur, arrosé", dénonçant les pratiques du président du parlement européen, Martin Schulz, et l'accusant également de fraude en ce qui concerne un de ses assistants, Herbert Hansen.

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Un communiqué bref, dans lequel on peut lire: "Martin Schulz, qui « sans un commencement de preuve et par pur calcul politicien, a calomnié et jeté en pâture nos assistants », enfreindrait lui-même la règle concernant les assistants accrédités", ou encore: "Martin Schulz illustre bien ces socialistes haineux, pathétiques, et pourtant si prévisibles à travers l'Europe".

On en vient à mélanger Europe et politique locale

L'affaire, ou plutôt les affaires sont devant l'Olaf, et trouveront sans doute une fin, mais très rapidement toute la politique française, et plus particulièrement les sous-fifres de ce parti nationaliste prirent la parole pour y aller de bon cœur, contre l'Europe, ça va de soi, mais aussi contre le pouvoir en place.

C'est ainsi que la députée Marion Maréchal-Le Pen y allait d'une tirade -sur France Info- sortie de nulle part, en impliquant le Premier français, expliquant ceci: "M. Schulz est un militant politique […] Il a appliqué à la lettre les ordres de M. Valls, qui, hier, expliquait qu'il fallait que les élites se mobilisent contre le Front national. C'est de l'acharnement politique évidemment, en pleine période électorale." Ben tient...

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On parle de millions d'euros

Certes, on trouvera aussi ces pratiques dans d'autres formations, mais dans le cas du FN il s'agit de 20 assistants, et la somme du préjudice avoisine les 7,5 millions d'euros. Plus délicat encore, et nettement moins répressible, il faudrait aussi que le Président se penche sur tous les parlementaires élus, mais jamais vus dans les locaux de Bruxelles ou de Strasbourg, ou alors juste le temps de "pointer"...

#Union Européenne