En prévision de la Conférence sur les Changements Climatiques de Paris, l'#Union Européenne est le premier continent à déposer ses objectifs. Le 6 mars, les dirigeants se sont engagés à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % d'ici à 2030 par rapport à son niveau en 1990. Doit-on s'en réjouir? C'est certainement un pas dans la bonne direction.

Le Commissaire chargé du Climat, Miguel Arias Canete, a indiqué que « l'accord est présent, mais le processus pour y arriver n'a pas été une partie de plaisir. » La ministre française de l'environnement, Ségolène Royal s'est félicitée de voir le dépôt des objectifs effectué à temps: « Nous avons fait exactement ce qu'ont demandé les Nations-Unies, » disait-elle à la sortie de la réunion des ministres de l'environnement à Bruxelles.

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L'Union Européenne n'est certainement pas le plus important joueur dans ce dossier. Le continent représente environ 9% des émissions de GES sur la planète. C'est tout de même une quantité considérable.

La ministre Ségolène Royal a dit que les ministres de tous les états membres « se sont mis d'accord sur une liste d'actions concrètes et sur les secteurs d'activités économiques qui seront affectés. » Le secteur industriel est bien évidemment de cette liste qui inclut également l'agriculture et la gestion des déchets.

Les autres pays attendus au tournant

Maintenant que l'Europe est en selle, elle pourra prendre les commandes de la rencontre de Paris. L'UE pave la voie aux autres et montre l'exemple. Les pays en mesure de le faire ont jusqu'au 31 mars pour annoncer leur contribution nationale à la réduction des GES.

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Le gouvernement français tient beaucoup au Cop21 et veut que cette conférence soit prise sérieusement au niveau international.

Les États-Unis ont déjà mentionné leur intention de réduire leurs émissions à 28 % d'ici à 2025 et la Chine, producteur de 25% des GES mondiaux, a dit vouloir stabiliser sa production d'ici à 2030. Ces deux puissances à elles seules représentent près de 40% des émissions mondiales de GES. Les deux pays n'ont pas pris d'engagements formels ou écrits, ce ne sont toujours que des mots et Ségolène Royal espère voir des promesses fermes des autres pays.