C'est une décision osée que prend le Fonds monétaire international en approuvant un nouveau plan d'aide pour l'#Ukraine d'une valeur de 17,5 milliards de dollars. La présidente du Fonds, Christine Lagarde, reconnaît que cette décision est très risquée en raison des conflits armés qui sévissent dans l'Est du pays. Cinq milliards de dollars seront versés prochainement dans les coffres de l'État ukrainien, comme premier acompte.

Suite à une rencontre avec la chancelière allemande, Christine Lagarde a dit que « le plan était de débourser 10 milliards au cours de la première année afin de donner une peu de latitude à l'Ukraine ».

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Pourtant, le Fonds monétaire international ne fait pas de cadeau à l'Ukraine. A l'issue de la première année, les prêts seront accordés seulement si le pays met en place les réformes drastiques exigées par le FMI. Des audits seront effectuées régulièrement pour s'en assurer.

Christine Lagarde ne semblait pas inquiète outre-mesure du respect des réformes de la part de Kiev. « Dans un contexte extrêmement difficile, les politiciens ont démontré leur volonté de les respecter et ont fait preuve de discipline budgétaire », a-t-elle confié.

Des choix difficiles pour Kiev

Parmi les décisions auxquelles devait faire face le gouvernement ukrainien, certains choix mineront sa popularité. Par exemple, ils s'est engagé à tripler le prix du gaz pour les familles et à réduire de 15% les chèques de pension pour les retraités.

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Néanmoins, ces décisions étaient nécessaires. Au cours des deux dernières années, la monnaie ukrainienne a perdu 40% de sa valeur et les réserves sont presque vides. Le plan du FMI ne suffira pas à lui seul à sortir l'Ukraine de son gouffre financier, mais c'est une partie importante d'un plan global de 40 milliards.

Des créanciers privés préparent une restructuration de la dette ukrainienne afin de sortir le pays de cette misère. Cette partie équivaut à 15 milliards. Si le conflit avec les séparatistes coûte cher aux Ukrainiens, leur dette est un autre aspect qui mine ce pays. #Union Européenne #Crise économique