C'est une matinée tragique que vit l'Italie suite à des coups de feu tirés dans un tribunal à Milan...

En effet, selon les informations officielles italiennes, un individu, qui est poursuivi pour banqueroute frauduleuse, s'est introduit dans l'office ce matin vers 11h et aurait ouvert le feu. Trois personnes dont un juge seraient mortes suite à ce drame, selon les propos des secours.

La scène s'est déroulée dans le bâtiment du tribunal à Milan. Le malfrat a tiré à plusieurs reprises dans une salle d'audience au troisième étage alors qu'il comparaissait dans une affaire de banqueroute douteuse.

Son acte pourrait avoir été prémédité et déterminé contre des personnes bien précises, puisqu'apparemment, le juge aurait été tué dans son bureau, selon diverses agences, ce qui implique un déplacement du tireur dans les locaux du tribunal.

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Parmi les victimes se trouvent aussi l'avocat du tireur présumé et un homme qui n'est visiblement pas mort suite aux tirs. Son corps ne portait effectivement aucune trace d'impact de balle. Dès lors, il s'agirait plutôt d'un arrêt cardiaque dû à la panique liée à l'événement.

Après la fusillade, les policiers pensaient que l'homme armé était toujours à l'intérieur du tribunal. Ils ont donc bloqué toutes les sorties. Les personnes se trouvant dans l'enceinte du bâtiment ont été ensuite évacuées après avoir un contrôle strict.

L'individu suspecté d'être l'auteur de cette fusillade s'était en fait enfui en moto. Mais il aurait été arrêté un peu plus tard, au nord-est de Milan, selon une annonce du ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, sur son compte Twitter: "L'assassin présumé de Milan a été arrêté à Vimercato (à une trentaine de kilomètres au nord-est de Milan, ndlr).

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Il se trouve maintenant à la caserne des carabiniers".

Le ministre se trouvait à Milan-même au moment des faits. Il devait en effet présider une réunion importante du Comité national pour l'ordre et la sécurité publique, en vue de l'Exposition universelle qui s'ouvrira le 1er mai prochain.

Âgé de 57 ans, Claudio Giardiello, l'auteur présumé des tirs, comparaissait pour la faillite en 2008 d'une agence immobilière dont il détenait 55% des parts, selon plusieurs agences de presse italiennes. Valerio Maraniello, l'avocat qui a pu le défendre il y a quelques années lors d'une affaire de médiation immobilière, l'a décrit à l'AFP comme un client particulier, une personne agressive et paranoïaque.