À partir de ce dimanche 19 avril et jusqu'au 24 juin, le Saint Suaire de Turin sera exposé au public dans la cathédrale de la capitale du Piémont. Plus d'un million de pèlerins ont déjà réservé pour le voir. La dernière ostentation de ce linceul, qui, selon la tradition, aurait enveloppé le corps de Jésus après sa crucifixion, remonte à 2010.

Une « icône d'un homme flagellé, crucifié »

Il s'agit d'un événement exceptionnel attendu par des millions de fidèles. Le Saint Suaire ne devait pas sortir de son abri d'argon avant 2025, année jubilaire. Mais le #Pape François en a décidé autrement. Il se rendra à Turin les 20 et 21 juin.

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Le Saint Suaire appartient au #Vatican depuis 1983. Il a été légué à sa mort par Humbert II, dernier roi d'Italie et chef de la Maison de Savoie. Contrairement aux idées reçues et largement répandues, l'Église catholique ne s'est jamais prononcé sur son authenticité.

Lors d'une ostentation télévisée exceptionnelle, le 30 mars 2013, le pape François a invité les catholiques, dans un message vidéo, à vénérer cette « icône d'un homme flagellé, crucifié. » Pour lui, comme pour ses prédécesseurs, Benoît XVI et Jean-Paul II, le Saint Suaire apparaît comme une icône plutôt qu'une relique.

Une âpre bataille entre scientifiques

Le Saint Suaire est un linceul de lin tissé en chevron, qui mesure environ 4,41 m x 1,13 m, et qui représente l'image frontale et dorsale d'un homme qui est mort à la suite d'un crucifiement.

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Il a été découvert au milieu du XIVe siècle dans la collégiale Notre-Dame de Lirey, près de Troyes (France). Il fait l'objet d'une âpre bataille entre scientifiques.

Une datation au carbone 14, réalisée en 1988, indique que le linceul aurait été fabriqué entre 1260 et 1390. Cette datation est fortement contestée.

Aucun scientifique n'a réussi à expliquer comment l'image du corps d'un homme barbu et crucifié a pu se retrouver imprimée sur le linceul. Plusieurs essais ont été réalisés et aucun d'entre eux ne s'est révélé concluant.

Selon une hypothèse lancée en 1994, le Saint Suaire de Turin serait l'œuvre de Léonard de Vinci. Aucun scientifique ne la prend en considération.

L'authenticité du Saint Suaire de Turin ne peut pas, à l'heure actuelle, être prouvée de manière irréfutable. Mais, finalement, est-ce bien important pour un croyant ?