Rien ne va plus à la frontière franco-belge ! La ville de Mouscron située en Wallonie (#Belgique) ne supporte plus les arrivées des gens du voyages sur son territoire ! Pour contrer ce phénomène la commune belge a demandé à la ville française Wattrelos, située dans le Nord, d'ériger un mur aux alentours d'un terrain français qui accueille 13 familles de gens du voyage…

Construire un mur de 2,40 mètres de haut

L'histoire qui risque de faire polémique dans les jours prochains est rapportée par les médias belges. Dans plusieurs interviews, le bourgmestre de Mouscron (l'équivalent d'une fonction de maire en France), Alfred Gadenne préconise cette nouvelle frontière afin de « mettre place un dispositif plus sécurisant ».

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Concrètement, il demande la construction d'une palissade en béton de 2,40 mètres de haut !

Pour l'édile de la commune belge sera « une mesure de précaution pour la sécurité de nos concitoyens qui se plaignent déjà de cambriolages ou d'intrusions dans leur jardin ». D'autant que selon lui de nombreux gens du voyage s'installeraient sur les terrains communaux. Et d'ajouter : « Sans que l'on puisse y voir d'amalgames, il faut bien avouer qu'en général on ne souhaite pas avoir, du jour au lendemain, un camp pour gens du voyages juste en face de sa fenêtre ».

« Ce n'est pas un mur anti-Roms »

Du côté français, la mairie de Wattrelos tente de temporiser. Ainsi, Henri Gadaut, adjoint au maire de la ville française explique la nécessité de ce terrain d'accueil pour les gens du voyage : « Le but est de répondre à des obligations légales, en offrant un site d'accueil présentant plus de confort (…) ». En effet, depuis la loi Besson, votée en 2000, les villes de plus de 5.000 habitants ont dans l'obligation de proposer un terrain d'accueil aux gens du voyage. Toutefois l'élu de Wattrelos est catégorique sur la construction du mur : « Ce n'est pas un mur anti-Roms, puisqu'il ne s'agit pas de Roms ».

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De son côté, la Belgique avoir un certain goût pour la construction de mur…

Les autres exemples belges et français

Il y a quelques semaines, une polémique a eu lieu dans la ville de Liège, où un mur « anti-SDF » avait été érigé. Évoqué comme le « mur de la honte » par ses détracteurs, la municipalité de la ville belge qui se défendait de toute chasse contre les SDF a fini par détruire le mur. À Angoulême, c'est l'installation de grilles « anti-SDF » sur les bancs publics qui avait vivement été critiquée. Installées sur un total de neuf bancs, la veille de noël 2014, les grilles ont été enlevées deux jours plus tard... #Racisme