On espérait, avec cette réunion de samedi -celle de la dernière chance- entrevoir une sortie du tunnel pour la Grèce, mais il n'en fut rien. En effet, la #Grèce a rejeté les propositions des institutions (Commission européenne, BCE et FMI) pour le plan des réformes. Avec sa déclaration, dans la nuit, Alexis Tsipras pensait sans doute pouvoir influencer l'Eurogroupe, d'une éventuelle prolongation des délais du premier remboursement (1,6 milliard d'€). Mais voilà, même s'il veut à tout prix impliquer son peuple à la décision, le pourquoi du référendum du 5 juillet, il essuya un refus de l'Eurogroupe, et son président Jeroen Dijsselbloem, et donc il faudra -sous peine de sanctions catastrophiques pour les grecs- payer son dû ce 30 juin.

L'Eurogroupe très impatient

Dans sa déclaration, Jeroen Dijsselbloem insistait sur le fait: "En février dernier, un accord d'assistance financière fut prolongé, mais que le gouvernement grec ne peut fournir des éléments probants afin de trouver une conclusion au problème. Malgré des négociations longues et des efforts déployés, il fut constaté un refus des autorités grecques, qui ont rompu les négociations ce 26 juin, et ce unilatéralement. L'Eurogroupe est resté ouvert jusque la dernière minute, afin de soutenir au maximum le peuple grec, et prend bonne note qu'un référendum se tiendra le 5 juillet. Mais souligne également que cette date se situe après l'expiration du délai consenti. Dès lors, le dispositif d'aide financière à la Grèce, dans l'état actuel, expirera bien le 30 juin, ainsi que tous les accords."

Le clash était consommé, le premier ministre grec n'avait d'ailleurs pas attendu les conclusions de l'Eurogroupe, il est reparti devant les députés, et a fait voter le référendum. Dans le même temps, et malgré les déclarations ci-dessus, l'Eurogroupe se dit prêt à aider et soutenir la Grèce, et son peuple, aussi longtemps que nécessaire, dans l'intérêt des deux parties. Le bras de fer entre l'UE et la Grèce se poursuivra donc. Il va s'en dire que les résultats du 5 juillet pèseront lourdement dans la balance. Pour Tsipras, il ne fait aucun doute, le non (refuser l'ultimatum imposé par les institutions) l'emportera, et sans doute alors, la Grèce ira vers une sortie de la zone euro, sans que soit exclue la possibilité d'une sortie ferme de l'UE. #Union Européenne