Les Grecs sont lassés et fatigués. Par tant d'austérité depuis ces cinq dernières années…Ils ne savent plus trop quoi penser. Mais une chose est sûre : 74% d'entre eux veulent rester dans la zone euro. Ils l'ont encore fait savoir hier lors d'une grosse manifestation, devant le parlement grec. Mais ils sont également nombreux à ne pas vouloir que Tsipras craque avec de nouvelles mesures devant les créanciers du pays. C'est là tout le paradoxe…Imaginez donc dans quelle situation se retrouve Alexis Tsipras, ce leader de l'extrême-gauche qui a été réélu pour son programme anti-austérité, et qui va devoir annoncer toute une série de nouvelles taxes et mesures piochant dans la poche du citoyen.

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Les retraites: 17% du PIB 

Si tel est le cas et qu'un accord a été trouvé, comment va-t-il être accueilli lors de son retour au pays ? En vainqueur européen ou en traître ? C'est un peu la question que tout le monde se pose au pied de l'Acropole. Des questions que mettent également en avant tous les journaux du pays. Surtout qu'il va devoir s'attaquer à un sujet très sensible : les retraites. « Elles représentent 17% du PIB alors que la moyenne des pays européens est de 9% », explique l'économiste Christian Saint-Etienne. C'est donc le double d'ailleurs. Le chômage est tellement important dans le pays que certaines familles vivent avec une seule pour nourrir toutes les bouches. Et Alexis Tsipras, le leader de #Syriza, oserait y toucher ? Après des comptes à rendre à l'Europe, le Premier ministre devra en rendre à son peuple.

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Il va peut-être mettre sa tête à prix. Mais a-t-il vraiment le choix ? #Union Européenne #Grèce