Le premier Ministre Grec ose. Au travers de la situation de son pays, Alexis Tsipras refuse de se plier aux exigences des états de l'#Union Européenne, du FMI et des investisseurs privés qui détiennent la totalité de la dette Grecque.

Rappelons que cette dette atteint 300 milliards d'Euros, soit 175 % du PIB, répartie ainsi;

- 205 milliards par les états Européens : - 60 milliards pour l'Allemagne

- 40 milliards pour la France

- 25 milliards pour la Banque Centrale Européenne

- 30 milliards pour le FMI

- 40 milliards pour les investisseurs privés.

La dette Grecque atteint, c'est vrai des records, mais elle reste en valeur absolue ( dette sur PIB) loin derrière le Royaume Uni ( 2000 milliards) ou l'Italie ( plus de 2000 milliards d'Euros).

Plus globalement, la somme des dettes publiques et privés dans le monde dépasseraient 200.000 milliards de dollars, soit 286 % du PIB mondial.

La répartition de la dette Hellénique entre les états de l'Union a été conçue pour assurer une stabilité économique de la zone euro , sans fragiliser sur le plan financier les états qui en sont détenteurs.

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Dans sa dernière intervention, Christine Lagarde, directrice générale du FMI le confirme : " la zone euro a les moyens de faire face à la crise Grecque."

Face à la menace de "défaut de paiement" au 30 juin à 23 h 59, les déclarations en tous genres se multiplient pour tenter de trouver une solution à la crise. La Banque Centrale Européenne pourrait même accorder un délais supplémentaire jusqu'au 20 juillet...

Mais, "l'homme tranquille" de la situation, c'est bien Alexis Tsipras. Lors de son allocution télévisée, il a redemandé à l'Union Européenne une prolongation d'aides au pays. La BCE a répondu favorablement pour une aide immédiate de 7,5 milliards d'Euros, en échange d'une hausse des impôts et d'une réduction des dépenses (proposition maintes fois annoncée).

Le premier Ministre Grec a également appelé à voter "non" à la consultation référendaire.

Alors: revirement de situation, machiavélisme ou stratégie politique ?

Les profits d'une dette : Tous les détenteurs de la dette ne prêtent pas de l'argent à la #Grèce sur leur fond propre ( il y a des pays plus endettés que lui dans la zone euro).

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Ils font appels aux banques.

Plus un pays est "économiquement solide", plus le taux d'intérêt est faible. Mais faible ou pas, le taux d'intérêt est répercuté sur la dette, ce qui accroît son montant global.

Il y a beaucoup mieux : La Grèce, obligée elle-même d'emprunter aux banques pour rembourser uniquement les intérêts de ses créances, se voit infliger des taux de plus de 20 %.

Les profits engendrés par cette dette sont colossaux et méprisables, car ils se construisent sur la vulnérabilité et au dépens du peuple. Il est indispensable que l'axe de la politique économique de la Grèce soit accès sur une amélioration conséquente de son PIB.

Alexis Tsipras et son Ministre des Finances, Yanis Varoufakis le savent. Mais ils ont besoin de marges de manoeuvre et du temps pour sortir leur pays de la crise.

Des marges, il y en a, le Premier Ministre Grec l'a compris. C'est dans les profits qu'il faut "taper" et sur un réaménagement du système de répartition de la dette:

* Effacer les intérêts de la dette globale ( 300 milliards d'Euros)

* Faire sortir les investisseurs privés des détenteurs de la dette ( 40 milliards d'Euros) , en recapitalisant la somme sur la BCE et le FMI.

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* Puisque l'Europe a les moyens de faire face à la crise (sic: Christine Lagarde) , il faut envisager une annulation de 10 % de la dette, soit 30 milliards d'Euros.

Enfin fixer un moratoire de 18 mois pour donner à la Grèce les moyens de mettre en place les réformes d'une politique issue des urnes. #Finance