Cela coince toujours entre la Grèce et l'#Union Européenne, en ce qui concerne la dette hellénique.Il faudra encore une nouvelle réunion, ce samedi à Bruxelles, pour tenter de voir le bout du tunnel. Du moins, constater un accord en ce qui concerne une partie de remboursement au FMI (Fond Monétaire International), pour une somme à hauteur de 1,6 milliard d'€.

L'Allemagne fait barrage

Début de semaine, Alexis Tsipras avait pourtant lancés des pistes d'économie, afin de montrer le bon vouloir de la Grèce, et de sa population, afin de rencontrer les exigences de l'Europe. Le gouvernement proposait une économie de près de 3 milliards d'€, et il semble que les réticences viennent du Ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble qui estimait l'attitude de Yanis Varoufakis, son confrère grec, encourageant l'éloignement des rapports entre son pays et ses créanciers. Situation arrivant dans une impasse, les 19 ministres ne pouvant se mettre d'accord, et le clash arrivait du côté de la Banque Centrale Européenne et son président, Mario Draghi. Ce dernier soulignait le refus d'Alexis Tsipras de rencontrer les nouvelles propositions des créanciers.

Hollande et Tsipras confiants, Merkel pessimiste

Si pour le président français, François Hollande, on est près de trouver une solution, en accord avec le "premier" grec, pour l'Allemagne, et sa chancelière #Angela Merkel, les chances de réussite sont bien minces. En effet, deux points de réforme, proposés par Tsipras, ne trouvent pas de consensus, à savoir la hausse de la TVA, et la réforme des retraites.

Pas certains qu'une solution durable soit trouvée lors de la nouvelle réunion de ce samedi. Athènes se défend bec et ongles, soutenant ses propositions, tout en sachant qu'elle ne pourra aller plus avant dans l'austérité. Le peuple grec est déjà au bord du gouffre, Tsipras le sait et doit aussi composer avec son parti. Une sortie de la zone euro ne peut être envisagée à la légère. Mais rester dans la douleur, il ne doit pas en être question. Si le FMI se montre, ou plutôt se dit flexible, il insiste toutefois sur la date du 30 juin, dans quatre jours, pour voir la Grèce rembourser. Le gouvernement se dit conscient du fait, et tente de trouver des solutions, mais reconnaît également le peu de "libertés" allouées par le FMI et la BCE. Suite, et sanas doute pas fin, ce samedi à Bruxelles.