Les plus optimistes qui espéraient un accord, après la journée marathon d'hier, doivent être déçus. Aucun accord officiel n'existe entre Athènes et ses créanciers. Les bases sont jetées. « Mais il reste du travail », comme l'a souligné #François Hollande, le président français. On le sait, le pays est face à une date butoir qu'il doit absolument respecter, le 30 juin. C'est ce jour-là qu'il devra rembourser le FMI d'un montant d'environ un milliard et demi d'euros. Christine Lagarde, la patronne du Fonds monétaire international qui joue sa prochaine réélection, n'autorisera plus aucun report. Pour y parvenir, Alexis Tsipras et son gouvernement ont absolument besoin de la deuxième tranche d'aide de 7,2 milliards.

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Mais l'Europe pose ses conditions. Ce sera « argent frais contre réformes ». Problème, le Premier ministre grec s'est toujours montré plutôt inflexible. Et son Ministre des finances Varoufakis également. Malgré son sourire légendaire, ses relations avec le président de l'Eurogroupe, le travailliste hollandais Jeroen Dijsselbloem, sont plutôt tendues …

Les nouvelles propositions d'Alexis Tsipras

Pourtant, les deux hommes n'ont plus le choix. Alexis Tsipras est donc venu avec des propositions sur la table, hier lors de la réunion de l'Eurogroupe, dans un premier temps et lors du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro, ensuite. Le Polonais Donald Tusk, le président du Conseil européen, s'est montré très optimiste. « Les dernières propositions sont les premières vraies depuis plusieurs semaines », a-t-il déclaré.

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Mais quelles sont-elles justement, ces propositions qui intriguent tous les Grecs ? Officiellement, elles n'ont pas encore été dévoilées. Mais officieusement, on en connaît presque tout le contenu. Il est beaucoup question de retraites. Un sujet très sensible dans le pays. Le Premier ministre pourrait relever l'âge de la pension à 67 ans et supprimer, dès le début de l'année 2016, les mécanismes de préretraite. Autre point fort, l'augmentation de la TVA dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration. Celle-ci pourrait passer à 23%. Et tant pis pour le touriste…Taxer les plus riches est aussi dans les petits papiers de Tsipras : instaurer une taxe extraordinaire sur les bénéfices des entreprises de plus de 500 000 € et augmenter la taxe de solidarité pour les revenus supérieurs à 30 000 €. Quant à la lutte contre la corruption, elle sera aussi surveillée de plus près. « Toutes nos équipes travaillent pour trouver un accord », a martelé Alexis Tsipras. Ce qui semble se confirmer.

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Même si cette fameuse réunion de lundi soir à Bruxelles a plutôt été un énième « dîner de travail » qu'une vraie sortie de crise. Les experts de l'Eurogroupe sont désormais en train d'étudier les mesures mises sur la table par le gouvernement grec. Ils pourraient déjà se prononcer ce mercredi. Et un accord pourrait être trouvé, à la fin de la semaine, lors d'un nouveau Conseil européen. Le compte à rebours a commencé. Le temps est compté. « Tous ceux qui participent aux négociations souhaitent que la #Grèce reste dans la zone euro », a indiqué Angela Merkel, à la sortie de la réunion extraordinaire. « Mais il reste beaucoup de travail et plus beaucoup de temps », a-t-elle encore rappelé. « Nous avançons vers un accord », a rassuré François Hollande. La tendance est à l'optimisme. Mais le 30 juin, plus de place pour le « blabla ». Il faudra du concret ! Sous peine de vivre le « Grexit »#Union Européenne