Sur fond de crise économique grecque, le Conseil Européen se termine sur des notes positives, à entendre les présidents Tusk et Juncker, en ce qui concerne la migration et l'économie numérique. Tous deux se félicitent des discussions franches et constructives, même s'ils reconnaissent aussi les tentions existantes envers les Etats. Les sensibilités se sont exprimées, avec tantôt de la valeur ajoutée, tantôt des petites aigreurs, mais l'important était de trouver des consensus quant aux solutions des deux points principaux décrits ci-avant.

La migration trouve des pistes de solution

Au delà des drames humains, la question des migrants fut débattue avec beaucoup d'intérêts par les membres de l'Union, et s'il ne fut pas possible d'obtenir un accord sur les cotas quant à la répartition par pays, la base du volontariat fut retenue. Il fallait prendre en considération la présence sur les territoires européens, principalement en Italie et en Grèce, de 60.000 réfugiés, dont 40.000 arrivés depuis le début de l'année.

Une conférence de presse débutant par le soutient des présidents Tusk et Juncker envers les victimes des attentats en France et en Tunisie. Un mot de chacun afin d'assurer de tout le soutien de l'Europe pour des pays amis. D'autant qu'un point de l'ordre du jour du Conseil n'était autre que la lutte contre le terrorisme, qui n'a jamais été aussi d'actualité. Autre sujet : la fin de la présidence de la Lettonie, et de sa première ministre Laimdota Straujuma, remerciée pour le travail accompli. Le Luxembourg prendra la tête de l'Europe, dès ce 1er juillet, avec de grosses échéances.

Jean-Claude Juncker reconnaissait sa satisfaction quant aux solutions apportées au problème des migrations, même si; "Je sais que tout n'est pas parfait, mais les avancées valent la peine. 60.000 personnes à s'occuper, cela comporte des efforts que l'UE doit assumer, et c'est ce que nous ferons." Autre sujet, les relations avec le Royaume Uni, et là aussi il semble y avoir une ouverture: "J'ai pris des dispositions pour créer un groupe de travail, qui se chargera d'établir des contacts avec l'équipe de David Cameron, afin de tenir l'UE au courant des travaux du futur référendum britannique, visant ou pas la sortie de l'UE."

Si tout ne fut pas parfait, le Conseil se quitte donc sur de bonnes notes, avec en mémoire tout le travail encore à accomplir. #Union Européenne #Belgique