Le Conseil Européen prit fin sur des notes positives, même si le doute "Grèce" plane toujours sur la bannière étoilée. Qu'à cela ne tienne, il fallait bien avancer sur d'autres sujets, très importants, et c'est avec une certaine satisfaction que les présidents Donald Tusk et Jean-Claude Juncker sont venus exposer les pistes pour les travaux des prochains mois de l'UE, à savoir les migrations, la sécurité et la défense, l'emploi -incluant la croissance et la compétitivité-, et pour finir le #Royaume-Uni. On sait que cela ne sera pas des plus faciles. Néanmoins, l'optimisme du président Juncker, laisse à penser qu'un accord des 28 ne souffrira d'aucune faille, respectant les principes de résolution abordée lors de ce Conseil.

Les migrations

Ce point fut longuement débattu, si bien que le "premier" belge, Charles Michel exprima son mécontentement -de par la longueur des discussions sur "deux mots"- et trouva, si pas une entente parfaite, du moins des alternatives, laissant le choix aux états membres, en ce qui concerne l'accueil des migrants. On sait que l'Italie et la Grèce sont en première ligne, en ce qui concerne l'arrivée des candidats réfugiés, et que ces deux pays ne pourront faire face à cet afflux de personnes. Il était prévu de faire le distinguo entre "volontaire" et "obligatoire". Ces deux mots qui fâchèrent le libéral Michel. Pas possible de trouver un "quota" afin d'établir une certaine répartition des pays d'accueil, il fut donc décidé que seul le terme de "volontaire" serait pris en compte.

On sait aussi, qu'il faut pouvoir faire face à 60.000 candidats, qui sont répartis en 40.000 pour une relocalisation, et 20.000 pour une réinstallation. D'ici fin juillet, les Etats membres (à l'exception des cas particuliers du Royaume-uni, de l'Irlande et du Danemark), décideront par consensus de la répartition de ces personnes, en tenant compte de la situation particulière de chaque pays. Il fut également question de la fourniture immédiate d'une aide financière accrue aux Etats membres situés en première ligne, Italie et Grèce, afin d'aider à alléger les coûts engendrés par ces nouveaux arrivants.

Cette problématique ne se limite pas à aider les candidats réfugiés, mais aussi à travailler avec les dirigeants des pays de départ de ces derniers, afin de s'attaquer aux causes profondes des migrations. La lutte contre les réseaux de trafiquants sera intensifiée, et l'aide au développement sera accrue.

Sécurité et défense

Trois axes seront portés au centre du débat, avec la sécurité intérieur à l'UE, une stratégie globale de l'Europe en ce qui concerne les questions de politique étrangère et de sécurité, et enfin la poursuite des travaux afin de développer et de renforcer l'industrie européenne de la défense. Pour ce dernier point, les partenariats avec les Nations Unies, l'OTAN, l'OSCE et l'Union africaine seront intensifiés.

Emploi, croissance et compétitivité

Dans les domaines de la croissance et de l'emploi, tout sera fait afin de tirer parti des avancées technologiques, et principalement du numérique. Les entreprises, de toutes tailles, seront aidées dans leurs démarches de passage au numérique, et donc "le marché unique numérique devrait être utilisé comme vecteur de croissance inclusive dans toutes les régions de l'UE".

Le Royaume-Uni

Prochainement se tiendra au Royaume-Uni un référendum très important pour l'UE, puisqu'il s'agira aux britanniques de décider ou non de la sortie de l'union. Il fut décidé de former un groupe de travail, afin de suivre l'évolution de cette problématique, et en faire rapport à la Commission. La question sera réexaminée en décembre. #Union Européenne #Belgique