Entretien avec Raoul Hedebouw, député fédéral belge, et membre du parti d'extrême-gauche PTB.

Blasting News: Raoul Hedebouw, Alexis Tsipras est-il l'homme de la situation pour la #Grèce ?

Il vit une situation très compliquée. Il a reçu un mandat pour refuser l'austérité. Et on lui impose l'inverse au sein des institutions européennes. C'est grave ce qu'il se passe pour l'instant. Attendons de voir la fin de semaine !

Croyez-vous à un accord définitif ?

Il faudra bien en trouver un ! Mais c'est surtout l'économie grecque qu'il faut relancer.

Avec les réformes qui risquent d'être prises, c'est tout le contraire qui risque de se produire.

Je ne peux que les regretter.

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La Commission européenne et la Banque centrale ne s'arrêteront pas. Où se situent les limites dans ces négociations ? Alexis Tsipras a-t-il vraiment le choix ? Pour moi, il a le flingue sur la tempe et c'est Juncker qui le tient. Il est obligé de trouver un accord avec cette droite européenne.

François Hollande prend aussi part aux négociations. Il n'y a pas que des dirigeants de droite.

Oui, mais c'est une gauche timorée. Les promesses de campagne de François Hollande ont été des vains mots. Il faut retrouver cette gauche qui ose ! Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, n'a pas assez de relais européens. Ce n'est pas qu'un débat idéologique. Il y a des enjeux politiques !

Tsipras doit faire face à un fameux dilemme. L'anti-austérité promise et les réformes imposées par l'Europe.

Sa marge de manœuvre est très faible.

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Et il se peut qu'il se tire une balle dans le pied peu importe la décision qui sera prise. La solution est une mobilisation et à cet égard, je suis heureux d'avoir vu un élan de solidarité dans les rues de plusieurs capitales européennes, le week-end dernier. Il faut la solidarité du peuple européen.

Ce n'est pas tout à fait le cas. Des pays comme l'Espagne, le Portugal et l'Allemagne ne veulent plus entendre parler de concessions.

C'est l'Europe de la droite à la manœuvre. Et les banques allemandes sont les plus exposées à la dette grecque. Elles ont beaucoup à y perdre.

Tous les signaux semblent au vert pour trouver un accord d'ici à la fin de la semaine. Mais sur le long terme, ces réformes vont être difficiles.

Sur le long terme, c'est irréalisable. Augmenter l'âge de la retraite à 67 ans, augmenter la TVALes Grecs sont fatigués et n'en peuvent plus. Ces concessions ne pourront être que temporaires. Il faut des mesures prises tous ensemble. L'Europe est plongée dans une crise et il n'y a aucune solution pour l'instant ! #Union Européenne #Crise économique