Effervescence dans les rues de Bruxelles, aux abords du rond point Schumann, en cause le Sommet UE-CELAC. Haute sécurité, patte blanche demandée à tous vents, confinement de couloirs, informations filtrées, entrer dans le monde des grandes réunions internationales, pas évident. Une heure d'attente, de discussion "amicales", et un précieux sésame permettant de suivre, par vidéo interposée, l'arrivée, la poignée de mains, et un premier tour de table de tout ce petit monde représentant près d'un tiers des membres de l'Organisation des Nations Unies. Au total, 61 pays forment l'UE (28) et la CELAC (33), initiales de Communauté des Etats latino-américains et de Caraïbes.

Un sommet UE-CELAC: à quoi ça sert?

Depuis 1999, sont organisés des sommets entre ce deux blocs, en alternance en Europe et dans un pays de l'ALC. (#Amérique latine et Caraïbes). La CELAC fut, elle, créée en 2010, et devenue naturellement l'interlocutrice privilégiée de l'#Union Européenne. Cette année, après un premier sommet à Santiago du Chili (2013), c'est Bruxelles, et le siège de l'UE, qui accueillait les délégations, et chefs d'Etats de tous ces pays.

Au delà des formalités d'usage, des sourires "forcés" pour le photographe, la partie sérieuse de ce sommet s'effectuait dans l'ombre, à l'abri des regards indiscrets et les résultats des négociations ne seront connus qu'au terme de ce marathon diplomatique. Plusieurs points sont débattus dans le bâtiment Justus Lipsius, mais aussi dans des réunions bilatérales, pour ce qui est des spécificités. Mais les grands thèmes de ce sommet porteront sur des questions birégionales et aussi mondiales, avec la mise en avant du monde complexe et en rapide évolution, dans lequel nous vivons. Partenaires privilégiés de l'UE, le Brésil et le Mexique, d'où la venue de Dilma Rousseff et Enrique Pena Nieto revêt un caractère particulier. Certes, d'autres nations latines s'emploient à une collaboration fructueuse avec l'UE, c'est ainsi que Madame Frederica Mogherini -la haute représentante de la Commission Européenne- fit plusieurs voyages vers ces pays, dont le Costa Rica, Cuba et assista au 7e Sommet des Amériques au Panama.

En ce moment, il est question de gros sous, de chiffres, de croissance et de commerce, surtout. Investissements de part et d'autre de l'Atlantique, en milliards d'euros, avec également en engouement comme premier investisseur étranger de la part l'UE vers le Chili, l'Argentine, la Bolivie et le Venezuela. La conclusion des entrevues devrait faire avancer encore un peu plus les choses, et donc la déclaration finale sera très attendue. Fin du sommet, ce jeudi vers 13h. #Belgique