Le pacte de stabilité et de croissance de l'#Union Européenne fixe un seuil maximum d'endettement des pays à 60 % de leur PIB. Voici, en détail, le taux d'endettement de chaque pays (source Eurostat de janvier 2015):

Etats membres de la ZONE EURO :

Grèce: 176% - Italie: 131,8% -Portugal: 131,4% - Irlande: 114,8% - Belgique: 108,2% - Chypre: 104,7% - Espagne: 96,8% - France: 95,3% - Autriche: 80,7% - Slovénie: 78,1% -Allemagne: 74,8% - Malte: 71,9% - Pays-bas: 69% - Finlande: 58,1% - Slovaquie: 55,4% - Lettonie: 40,4% - Lituanie:38,3% - Luxembourg: 22,9 % - Estonie: 10,5%.

Etats NON MEMBRES de la zone Euro :

Royaume-uni: 87,9% - Hongrie: 80,3% - Croatie: 78% - Pologne: 48,6% - Danemark: 47% - République Tchèque: 43,8% - Suède: 39% - Roumanie: 38,1% - Bulgarie: 23,6% .

Publicité
Publicité

Les constats :

*La dette publique de la totalité des états membres de l'union atteint 86 % du PIB européen. Elle est de 92% sur les membres de zone euro.

*12 pays sur 18 de la zone Euro dépassent le seuil d'endettement et seulement 3 sur 9 hors membres de la zone sont au dessus du taux d'endettement.

* Partout en Europe, on constate que la baisse quasi générale des déficits publics ( solde annuel négatif entre les ressources et les dépenses) entraîne une hausse quasi générale de l'endettement public (les emprunts contractés par les Etats) (source Eurostat, janvier 2015).

Que se passe t'il ?

Plus un pays est endetté, plus sa fragilité économique s'accentue, plus il emprunte à des taux d'intérêts élevés. Les pays les plus fragiles empruntent mensuellement aux banques uniquement pour payer les intérêts de leurs emprunts.

Publicité

Mais les délais accordés pour le règlement d'une partie des dettes s'amenuisent et.....c'est l'étouffement .

Et.....La Grèce !!!!!

La dette Grecque ne représente que 2% du PIB de la zone Euro. Mais compte tenu de sa fragilité , le pays est dans l'impossibilité de rembourser, puisque ses emprunts ne couvrent même pas les taux d'intérêts exorbitants .

Une partie des problèmes vont probablement se résoudre partiellement dans les heures qui suivent à la table des négociations, mais certainement pas sur le fond.

Et là, je pose la question : A qui le tour ? L'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Belgique, l'Irlande ......

L'Europe va droit dans le mur

Au vu des chiffres et des constats, on s'aperçoit que le pacte de stabilité et de croissance de l'Union, que la baisse généralisée des déficits publics entraînent une dérive inquiétante de la dette publique.

Il serait peut-être temps de "dépoussiérer" les directives Européennes, de limiter les taux d'intérêts abusifs en interdisant la spéculation et le profit sur les taux d'endettement.

Il serait peut-être temps de redéfinir les contours d'une stratégie économico-politique de l'Europe au dessin du nouvel ordre mondial.

C'est maintenant plus que jamais.