Week-end studieux à Bruxelles, où l'on s'est beaucoup agité sans trop de résultats. Samedi, les 19 ministres de zone euro ont planché sur les propositions du gouvernement Grec. Dimanche matin, ils ont rédigé une série de conditions posées à la #Grèce, dont celle , en cas d'échec des négociations, d'une sortie temporaire de la zone euro, avec la possibilité de restructurer la dette. Ils demandent également à Athènes un vote du parlement Grec d'ici le 15 juillet pour "restaurer la confiance".

Dimanche après midi, ce fut au tour des 19 chefs d'Etats de la zone euro de se pencher sur le texte de leurs ministres des finances, censé avoir dégagé des pistes de négociations.

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Un dimanche 12 juillet qui va laisser des traces

La "fracture" de l'Eurogroupe est désormais bien visible. Il y a les Européens du Sud et les Européens du Nord. Ceux qui font confiance à la Grèce et ceux qui n'y font plus confiance. Un constat dramatique et sans retour sur l'image soi-disant harmonieuse de l'Europe.

La crise Grecque dévoile les limites des champs d'actions et des pouvoirs des chefs d'Etats et de la commission Européenne.

Même si un accord était trouvé, le doute est maintenant installé sur la solidité financière et la solidarité de l'Eurogroupe.

La démocratie est-elle devenue proscrite ?

On serait tenté de la penser ! Dans la même semaine deux exemples en témoignent:

- L'utilisation par le Gouvernement Français de l'article 49.3 de la constitution pour faire adopter la loi Macron sans débats au Parlement.

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(Rappelons tout de même que Manuel Vals a qualifié ces débats "d'inutiles".

- La perte de confiance de l'#Union Européenne envers l'Etat Grec, liée au référendum du 5 juillet dernier. Cette annonce de Bruxelles est une insulte au peuple Hellénique et un déni de démocratie.

Doit-on rappeler aux dirigeants de l'Europe qu'ils sont les élus des peuples et qu'ils doivent les représenter !

Alexis Tzipras a la légitimité de son Pays. Il représente une orientation politique assez dissemblable de l'Ultra libéralisme.

Et visiblement, l'acharnement Européen contre ce petit pays est une guerre larvée qui ne dit pas son nom .