Au fur et à mesure que la date du référendum sur la sortie de l'#Union Européenne (UE), qui se tiendra le 23 Juin au #Royaume-Uni (oui, on vote toujours le jeudi en Grande Bretagne) approche, les entreprises locales retiennent leur souffle. Cela se voit notamment sur l'évolution récente du marché du travail. Divers acteurs du marché ont constaté une nette diminution des nouvelles offres d'emploi pour des postes permanents (CDI) atteignant même un plus bas niveau en trois ans. En contrepartie, on a noté une explosion notable des demandes pour des contrats d'intérim qui ont atteint leur plus haut niveau en 13 mois ce mois d'Avril 2016. 

 

L'incertitude qui entoure le Brexit (sortie du Royaume-Uni de l'UE) inquiète les entreprises alors que le débat fait rage sur la scène politique. En effet, par exemple la semaine dernière, lors des élections locales, le très conservateur Maire de Londres Boris Johnson, ouvertement anti-UE a été remplacé par le travailliste Sadiq Khan, pro-UE.

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Certains attribuent sa victoire à sa position pro-européenne.

 

Depuis quelques mois, pas un jour ne passe sans qu'un personnage public ne se prononce pour ou contre le Brexit et les sondages démontrent encore une opinion mitigée de la population. D'une manière générale, le monde des entreprises anglaises est opposé à la sortie de l'UE, argumentant que cela leur ferait perdre des marchés, et restreindrait leur accès à de la main d'oeuvre qualifiée venant du continent dont elle a tant besoin. Il faut savoir que le Royaume-Uni propose une immersion linguistique dans ce qui est devenu la première seconde langue du monde, l'Anglais, aux portes de l'Union Européenne.

 

De ce fait, de nombreux jeunes diplômés européens sont disposés à venir y travailler quelques années pour des salaires symboliques dans le seul but d'apprendre l'Anglais, contribuant de ce fait à pousser le Royaume-Uni dans le peloton de tête de la compétitivité européenne. Une sortie de l'UE priverait le pays de cette manne providentielle, qui irait plutôt gonfler les rang des entreprises irlandaises, second pays anglophone de l'UE.

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Dans l'attente du résultat des urnes, les entreprises semblent ne pas prendre de risque en limitant les embauches à long terme, tout en privilégiant les contrats à très court terme pour remplir les postes vacants.