Selon deux sondages à la sortie des urnes, le Parti social-démocrate devancerait l’#AfD (Alternative pour l’#Allemagne, proche du Front national), mais l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel se placerait en troisième position, suivi par Die Linke, les Verts. Mais l’autre parti d’extrême-droite, le NPD, plus virulent encore que l’AfD, ne retrouverait pas de siège dans l’assemblée régionale du Land..

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Le recul de la CDU était très fortement envisagé dans le « Meck-Pomm », ancienne région de la RDA jouxtant la Baltique. C’est une région peu peuplée, peu industrialisée, et encore fortement frappée par le chômage, mais en voie de redressement économique accélérée.

Le SPD, vainqueur et renforcé ?

Selon les tout premiers sondages en sorties des urnes, le SPD conservera donc le plus grand nombre de sièges (27 précédemment), mais reculerait de cinq points alors que la CDU (18) en perdra du fait d’une régression de 4 % des voix (de 23 à 19). L’Afd aura dépassé le cinquième des suffrages exprimés, et surtout pompé l’électorat de presque toutes les formations (tous les autres régressent) et séduit des abstentionnistes.

La participation a monté à 61 %. #Angela Merkel est l’une des élues nationales de cette région (circonscription de Stralsund).

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S’exprimant depuis le G20 à Hangzhou, elle avait déclaré au Bild ce matin : « nous n’avons nulle part en Allemagne réduit les aides sociales en raison de celles accordées aux réfugiés (…), nous réussissons notre grand objectif de maintenir et d’améliorer la qualité de la vie ». Mais c'est éluder la mention des derniers attentats ayant frappé le pays.

L’AfD, parti anti-UE au départ, en 2003, et préconisant la sortie de la zone euro, a fortement évolué, en 2014, sous la présidence de Frauke Petry. Cette formation a remporté 10 % des voix en Saxe (sud de l’ex-RDA, frontalière avec la Tchéquie), et a pu siéger dans huit régions depuis. L’AfD a subi des départs (cinq députés européens sur sept) et certaines outrances de ses membres lui ont valu des défections. Son orientation islamophobe s’est affirmée patente depuis mai dernier. Mais son vice-président, Jörg Meuthen, toujours eurosceptique, s’est fortement distancé du NPD et des groupes nostalgiques du Troisième Reich.

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Les accusations de nombreux autres partis dépeignant l’AfD telle une résurgence des « chemises brunes » (les Sections d’assaut, SA, nazies) ont peu convaincu.

Le SPD aurait, selon Deustche Welle, le choix entre maintenir la coalition locale avec la CDU ou en former une autre avec Die Linke et les Verts. Mais d’autres sondages de ce dimanche soir le créditent au contraire des précédents, d’une avancée (dépassant les 30 %, Afd et CDU restant aux niveaux antérieurement estimés). Le SPD grimperait à 24 sièges, suivi par l’AfD (17) et la CDU (16).

L'islam au cœur des soucis

Quoi qu’il en soit, conformément aux prévisions, l’AfD a su convaincre que l’extension de l’islam représentait un danger sociétal et pour la sécurité.

Le président SPD sortant, Erwin Sellering, a fait état des « grandes préoccupations de la population » et invité la chancelière à « changer de cap et ne plus se contenter de dire que nous pouvons faire », soit une claire allusion à l’admission des réfugiés.

De fait, ce changement de cap est amorcé : les entrées de réfugiés ont déjà nettement décru en Allemagne.