C'est bien connu: en France les marinas et les docks sont occupés par des bateaux apéro ! On se montre en cirés derniers cris et on oublie qu'un voilier est fait pour prendre la mer ! Entre autres excuses, la météo. C'est un fléau pour les amateurs d'embruns et l'hexagone ne fait pas dans la dentelle : entre deux ou trois jours de beau temps, c'est quinze jours de dépression salasse qui vient martyriser vos projets de voyage au large. Par contre, les véritables passionnés, en recherche de bonnes conditions de navigation et d'excellentes compétences en matière de chantiers maritimes, sauront apprécier l'Algarve. A quelques minutes d'avion de Paris-Beauvais, vous n'aurez qu'à réserver votre billet à des tarifs défiants toute concurrence et deux heures après vous larguerez les amarres sans problème, douze mois sur douze !

Les marins à la petite semaine n'ont plus d'excuses...

Il faut moins de temps a un parisien décidé, pour rallier une marina de l'Algarve, qu'il n'en faut pour un Paris Deauville en voiture.

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Les marinas du sud du #Portugal offrent des conditions d'hébergement pour vos bateaux largement concurrentielles et en plus, bien que peu nombreuses, elles disposent presque toutes d'anneaux à votre convenance. L'idéal, pour en profiter pleinement, c'est un voilier habitable. Même sommaire au niveau du confort, les conditions climatiques permettent de se satisfaire d'un confort spartiate et ce pied "à terre" (sur l'eau) conviendra aux épris de liberté en recherche de sensations différentes.

Des chantiers maritimes aux tarifs abordables

Portimão, entre autres, est une destination privilégiée pour les amoureux de la voile: les chantiers aujourd'hui situés au port de pèche, occupaient auparavant une petite partie de la rive se situant dans la continuité du port de commerce. Arrivés en famille à bord de notre voilier en 1996, nous avons goûté les joies de ce type de chantier hors du temps, hissé au sec par un matériel antédiluvien mais d'une redoutable efficacité, nous avons vécu des mois au milieu d'une l'activité fourmillante, dans l'odeur de la résine de pin et de la graisse.

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Cet esprit de famille, les professionnels actuels tentent de la préserver. Et même si les conditions de travail ont considérablement changé, il demeure toujours cet état d'esprit propre aux vrais gens de mer.

Ce n'est pas parce que l'on marche sur l'eau, qu'il ne faut pas lever les yeux au ciel !

Amis marins, je me permets un petit conseil: ne faites pas comme moi en décembre 1996: en franchissant la barre du port d'Aveiro, jetez un oeil vers la pomme des mats de votre bateau... J'ai heurté une ligne haute tension de 22 000 volts pas signalée sur la carte ! Bilan: grosse frayeur ! Le mâtereau du grand mat brisé (ketch aurique de 20 mètres), radar et radio grillés. Nous sommes restés plus de sept mois à quai, chouchoutés par les habitants formidables de Gafanha da Nazaré. C'est grâce à cet incident que nous avons appris à aimer le Portugal. Ici on navigue douze mois sur douze ! Pourquoi s'en priver ? #Navires