Un projet de loi prévoyant l'#indépendance de l'Écosse sera déposé la semaine prochaine. Cette annonce a été officiellement faite ce jeudi 13 octobre par la Première ministre écossaise, lors de l'ouverture du congrès de son parti, le SNP (le Parti national écossais, indépendantiste, qui occupe 54 des 59 sièges écossais à la Chambre des communes britannique). Dans son discours, Nicola Strugeon affirme que les intérêts de l'Écosse se trouvent aux côtés de l'Union européenne (UE) et que la pays doit garder un accès au marché unique européen. Elle présente également ce #Référendum comme une solution démocratique face à l'attitude de la Première ministre britannique, Theresa May, qui aujourd'hui encore refuse de consulter les parlements régionaux sur les négociations du Brexit avec l'UE..

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Vers un troisième référendum en trois ans

En septembre 2014, un premier référendum sur l'indépendance de l'Écosse avait été organisé mais le Non l'avait emporté à 55,3 %. À cette époque, les dirigeants de l'UE eux-mêmes prévoyaient d'exclure l'Écosse du marché unique si celle-ci choisissait l'indépendance. Mais les cartes ont été redistribuées avec le référendum du 23 juin sur le Brexit. La Région a alors voté à 62 % pour le "Remain" (rester dans l'UE), mais pesant à peine 8 % de la population du Royaume, son vote n'avait pas pu être décisif. La situation ne s'annonce toutefois pas aussi mathématique car les 62 % de partisans de l'UE ne sont pas tous des partisans de l'indépendance écossaise. Selon un premier sondage de l'institut BMG, ce nouveau référendum ne recueillerait le soutien que de 38 % des Écossais. 47 % des Écossais restent pour leur part attachés au Royaume-Uni. Comme en 2014, la plupart de ces partisans de l'Union craignent un choc économique si le pays se retrouvait réduit à lui-même, notamment à cause de la baisse des prix du pétrole..

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Écosse et Catalogne, un même combat

Le Brexit a forcé les instance de la Commission européenne à dialoguer avec la représentation écossaise, ce que Jose-Manuel Barroso, prédécesseur de Jean-Claude Juncker, s'était toujours refusé de faire. Si donc l'Union européenne reste ambigüe dans ses relations avec l'Écosse, c'est qu'elle craint par dessus tout de donner des arguments à l'indépendance de la Catalogne. Cette région espagnole devrait se prononcer sur son autodétermination au cours de l'année 2017. Or, si l'UE soutient le séparatisme d'Édimbourg, elle sera obligée d'en faire de même à Barcelone. Mais la plupart des pays européens se sont opposés à tout redécoupage des frontières par crainte de revendications régionalistes. Par conséquent, Londres pourrait négocier de l'UE qu'elle autorise l'Écosse seule à rester dans l'Europe en contrepartie de préserver l'unité du royaume.

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De cette manière, l'UE pourrait continuer de refuser d'intégrer l'Écosse et la Catalogne en tant que nation indépendantes. Dans un premier temps, il reste à Nicola Strugeon d'obtenir l'accord de Londres pour ce nouveau référendum. Or, le gouvernement conservateur pourrait très bien arguer que cette question de l'indépendance a déjà été soumise au vote en 2014 et qu'il faut respecter ce choix. #Écosse