Pas de victime ni de blessés recensés. Pour cause : Ussita ou Castelsantangelo et d’autres localités, comme Visso, frappées par un quatrième #Séisme depuis fin août (à Amatrice), ont évacuées. Mais le dernier #tremblement de terre, de moindre ampleur (magnitude 4,8) de la nuit dernière, a eu un épicentre proche et une profondeur similaire de ceux des 26 et 30 octobre derniers. Il a été encore ressenti à Pérouse, au nord, et jusqu’aux deux ports opposés de l’#Italie (Rome-Ostie, sur la Méditerranée, au sud, et Ancône, sur l’Adriatique). Cette fois, l’épicentre s’est situé entre Acquacanina, Fiastra et Bolognola (province de Macerata, Marches).

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L’aide peine à affluer ou se poursuivre en raison des voies de communication coupées, des inondations, des répliques. L’aide internationale pourrait être renforcée par la Russie. Vladimir Poutine s’est entretenu avec le Premier ministre Matteo Renzi. Les restes des ruines s’effondrent sur les ruines, ce qui bloque de nombreux accès, comme à Ussita dont le maire doit se résigner à faire raser l’église. Les réfugiés ont, pour beaucoup, passé la nuit sous des tentes par une température de 2° C. Ceux d’Ussita sont hébergés à Porto Recanati ou Porto Sant’Elpidio, soit à plus de 110 km, sur la côte adriatique, au sud d’Ancône. Car même des localités à mi-chemin, comme Tolentino, ne sont plus vraiment sûres…

Pays détruit

Ces contrées sont détruites. À Castelsantangelo sul Nera, tout est effondré à l’exception d’une seule habitation.

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On s’inquiète à présent du bétail laissé plus ou moins à l’abandon. Ce pays détruit s’étend sur 130 km² environ. La mission satellitaire Copernic a permis de détecter des mouvements de terrain d’au moins 70 cm près de Castelluccio. Le séisme de magnitude 6,5 du matin du 30 octobre a été suivi de plus d’un millier d’événements sismiques et donc de déplacements tectoniques. Ce qui rend aléatoire la reconstruction selon des normes très contraignantes. Une reconstruction hors de la portée des habitants ou des communes. Ce midi, près de 300 événements sismiques de force trois à quatre étaient déjà recensés. La Reppubblica titre sur ce nouveau terremoto : cela ne cesse pas, secousse de 4,8, nouveaux effondrements dans Ussita. Mais ces secousses, qui se poursuivront au cours de la journée, influent sur des failles bien au-delà d’Ussita. Ces failles instables provoquent de nouvelles fissures dans les constructions, sapent les voies de communication. Cela vaut pour plusieurs provinces, ainsi celle de Teramo, dans les Abruzzes où, à Teramo même, plus d’un millier d’inspections et d’audits sont indispensables avant d’autoriser le retour des habitants.

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Teramo se situe à 60 km de L’Aquila (déjà frappée), près de la côte adriatique. C’est proche d’Ussita… à vol d’oiseau, par-dessus les montagnes, et des éboulements sont constatés. L’aqueduc qui dessert Pieve Torina et 13 villages est brisé, des lignes électriques sont coupées. Les évacuations ont touché les Marches, l’Ombrie, les Abruzzes, le Lazio… Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que des secousses, faibles, mais qui pourraient être dommageables, sont ressenties avec pour épicentre des régions aussi éloignées que celle de Florence. Défense civile et pompiers ne peuvent intervenir là où les répliques sont plus fortes. « Cela rend très difficile notre travail, c’est effrayant, nous ne voyons que des maisons effondrées, des monuments historiques détruits », narre un pompier de Salerne pour Cilento News. Les pluies torrentielles et les inondations n’arrangent rien.