Matteo #Renzi l'avait annoncé, puis confirmé hier après la victoire du non au référendum à près de 60% : il se rendra aujourd'hui même au Palais du Quirinal remettre sa démission au président de la République Sergio Mattarella. Après le Brexit et l'élection de Donald Trump ce vote confirme une défiance des peuples contre la classe politique traditionnelle. Une défiance incarnée en #Italie par le Mouvement Cinq Étoiles (M5S) de Beppe Grillo. Ce parti qui a fait campagne contre la réforme constitutionnelle de Matteo Renzi peut se targuer d'une belle victoire, mais celle-ci ne lui assure pas de pouvoir gouverner. Loin de là.. .En effet, si le parti M5S fort de sondages favorables, a demandé à ce que l'assemblée soit immédiatement dissoute, il est tout à fait improbable que cela soit le cas.

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Les partis de gouvernement aujourd'hui majoritaires au parlement n'ont aucune raison de se confronter au M5S lors d'une élection au scrutin majoritaire. Avec 30% d'intentions de vote dans les enquêtes d'opinion si l'élection avait lieu demain, le parti de Beppe Grillo arriverait en tête du scrutin et obtiendrait la prime majoritaire (340 députés sur les 630 que compte la chambre). Les autres forces politiques sont, de ce fait, plus favorable à la constitution d'une coalition afin de proposer une réforme électorale introduisant plus de proportionnelle, sur le modèle du système déjà en vigueur au Sénat. Cela en vue de contrer le M5S.

Matteo Renzi : « Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là »

Encore faut-il pouvoir constituer une coalition derrière un chef de gouvernement.

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Est-il possible que Matteo Renzi ne quitte pas le jeu politique et reprenne la tête du pays ? Dans les faits oui. Le président de la République, Sergio Mattarella a la possibilité de demander à Matteo Renzi de former un nouveau gouvernement de coalition. Il faudrait alors que le futur ex-président du Conseil obtienne un vote de confiance du parlement, avec sa majorité actuelle ou en constituant une nouvelle (Silvio Berlusconi a récemment indiqué que son parti Forza Italia pourrait l'intégrer). Cette conjecture a pourtant peu de chance de voir le jour. Si Matteo Renzi, n'a pas annoncé qu'il se retirait de la vie politique, il a indiqué lors de son allocution suivant l'annonce des résultats du référendum qu'il ne resterait pas à la tête du pays quoi qu'il en soit « Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là ».

L'Italie vers un gouvernement technique pour contrer le parti de Beppe Grillo

Dès lors, l'hypothèse la plus probable est que Sergio Mattarella nomme un président du Conseil chargé de constituer un gouvernement technique.

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Le ministre des finances Pier Carlo Padoan (indépendant) et le président du Sénat Pietro Grasso (Parti Démocrate) sont pour le moment pressentis .Les deux hommes semble en effet capable d'obtenir le nécessaire vote de confiance du parlement. La nouvelle majorité qui se formerait derrière le nouveau président du Conseil serait alors en mesure de voter le budget pour 2017, de modifier la loi électorale et même de se maintenir jusqu'à la fin de la législature actuelle, en février 2018. Ainsi, le moment de la confrontation avec le M5S dans les urnes serait reculé. Le risque étant de brusquer un peu plus les électeurs italiens déjà plus que sceptiques envers les technocrates du sommet de l’État. #BeppeGrillo