L'UE menace la Hongrie et la #Pologne d’entamer des procédures légales si ces deux pays refusent de se conformer aux quotas de répartition des réfugiés. Les sanctions, à la fois politiques et financières vont être mises en place par Bruxelles si la situation ne se débloque pas rapidement. Ces pays sont pourtant prêts à prendre certains risques, sont-ils justifiés ?

Le repli de l’Europe de l’Est sur la question des migrants

Contrairement à l’#EUROPE de l’Ouest, la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque ou encore la Slovaquie sont opposés à l’accueil des demandeurs d’asile. La raison ? François Bafoil (chercheur au CERI-Sciences Po) l’explique par le fait que « ces pays ont longuement été occupés par de grands empires » et qu’ils sont « hantés par l’angoisse de passer à la trappe de l’histoire…de perdre leur langue, leur culture ». De son côté, l’historien André Liebich aborde les différences profondes entre « la vieille » et la « nouvelle Europe » et l’isolement renforcé par plus d’un demi-siècle de communisme.

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Contrairement à l’Europe de l’ouest qui prône la diversité, l’Est l’associe à un passé douloureux et ne souhaite pas briser cette harmonie si durement acquise.

La Position du Gouvernement ?

L’ancien premier ministre a déclaré qu’aucun réfugié ne sera accepté dans son pays car « ils constituent une menace pour la sécurité ». Kaczynski, président de Droit et Justice (PiS) assure qu’aucun mécanisme ne permettrait d’assurer la sécurité des habitants. Mariusz Blaszczak, quant à lui, déclarait il y a peu que le système de quotas est un mauvais système et qu’il n’a aucun sens.

Bruxelles suggère une amende de…. 250 000€ !

La Commission Européenne proposait le 4 mai dernier de mettre en place une contribution de solidarité destinée à tous les pays refusant la répartition des demandeurs d’asile au sein de l’Union Européenne.

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Actuellement, on parle d’amendes allant jusqu’à 250 000€ par demandeurs d’asile. La Pologne, très virulente dans son opposition à l’acceptation de #migrants sur son sol devrait alors se voir infliger une amende équivalente à plus de 1.6 milliard d’euros. On imagine également, qu’après les récents événements liés aux actes terroristes à Londres ou en France et les défaillances permanentes du gouvernement sur les questions de sécurité, la Pologne risque très clairement de camper sur ses positions pour ne pas se voir victime du même sort. Affaire à suivre !