"Austérité, Michel, dégage", ce sont les derniers mots qu'a entendu Charles Michel, le premier ministre belge, avant de se faire bombarder de frites et de mayonnaise. Cet attentat hors du commun a été commis par cinq activistes de "LilithS", des anciennes du groupe féministe radical Femen. Le premier ministre libéral s'exprimait au Cercle De Wallonie devant un parterre de grands patrons du sud du pays. 

Les entarteuses d'un nouveau genre ont été emmenées par le service d'ordre qui ne manquera pas de les cuisiner comme il se doit. Après avoir changé de costume, Charles Michel a pu tenir son discours tout à fait normalement. Le premier ministre ne compte pas déposer plainte.

 Ces activistes, encore aux études, ont ensuite publié un communiqué où elles affirment que "le modèle social est détruit au nom d'une compétitivité absurde qui laisse le bien-être des populations à la porte des ministères". 

La Belgique fait face à une agitation sociale sans précédent 

Depuis qu'elle a un gouvernement de droite, la #Belgique est sujette à de fréquentes grèves et manifestations organisées par les différentes organisations syndicales du pays. Le 15 décembre dernier, une grève nationale avait totalement paralysé le pays. Les grévistes et les manifestants demandent plusieurs choses au premier ministre: que l'âge de la retraite ne soit pas reculé, que l'indexation des salaires ne soit pas gelée, qu'on ne touche pas à la TVA, etc.

Un peu plus tôt, le 7 novembre, une manifestation contre l'austérité avait totalement dégénéré à Bruxelles. Des voitures avaient été incendiées et une centaine de policiers avaient été blessés.  Les dockers anversois avaient été pointés du doigt. 

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