Au Pérou, où le harcèlement de rue s'est banalisé, une campagne de publicité dénonce les comportements sexistes grâce à une technique pas banale. Sans le savoir, des harceleurs de rue draguent des #Femmes avant de découvrir que ce sont leur mère.

"Jolie petite culotte", s'exclame Renzo, sur le passage d'une femme dans la rue. Malheureusement pour lui, cette dame n'est pas une inconnue, mais sa mère. Un manque de chance? Non. Une initiative proposée par la marque de boxe Everlast pour démasquer des hommes dont l'attitude sexiste gangrène Lima, la capitale du Pérou. A l'aide de perruques, maquillage et caméras cachées, les mamans se sont glissées dans la peau de véritables agents doubles.

"Je n'arrive pas à la croire"

Coachées par Natalia Malaga, entraîneuse de l'équipe féminine de volley du Pérou, les mamans n'y vont pas de main morte. Aussitôt après la sortie sexiste de leur progéniture, elles leur lancent un savon monumental. "Alors c'est vrai, tu dis des choses dégoutantes aux femmes dans la rue?", lance la mère de Renzo à son garçon qui ne sait plus où se mettre. "Nous, les femmes, avons le droit de nous habiller comme nous le voulons", poursuit-elle. Pendant ce temps, son fils essaie tant bien que mal de se faire tout petit et de justifier son comportement.

Siffle donc ta mère !

Au-delà des images jubilatoires pour l'internaute, se cache un message bien plus grave. A Lima, 7 femmes sur 10 ont déjà été victimes de harcèlement dans la rue. Un chiffre édifiant que le spot dénonce grâce à l'humour mais aussi à cette expression que nous connaissons tous : "Et si c'était ta mère, ta soeur ou ta femme ? " Un refrain qui joue sur la corde sensible : la famille et plus encore la figure maternelle. Si la vidéo est en réalité jouée par des acteurs professionnels, elle pourra peut-être permettre à certains mufles de se remettre en question. Dommage cependant que les femmes soient obligées d'être considérées comme des mères ou des épouses pour obtenir le respect du sexe opposé. #Internet