Les Etats-Unis viennent, au début de la troisième semaine de janvier 2015, de déclassifier les documents du projet « Blue Book » pour les rendre publics. Ce n'est pas une première. La Russie, héritant des archives de l'ex-Union soviétique, a publié le 24 juillet 2009, un paquet d'archives militaires expliquant des faits pouvant être en relation avec la présence de civilisations lointaines de la Terre. A l'époque, les experts russes ont insisté que ces faits paranormaux se déroulaient dans les océans et les sites comme le "triangle de Bermudes". 

A la grande joie des ufologues, un autre trésor de photos et de rapports est désormais disponible au grand public. Cette fois ce sont les américains qui cèdent à une procédure engagée par un passionné du sujet. Pour encore soutenir que d'autres planètes de l'univers renfermant des formes de vies peuvent exister ailleurs. La curiosité qui cartonne depuis des années a donc ouvert ces dossiers les plus passionnants.

Le « projet Blue Book », lancé le 12 avril 1952, par l'US Air-Force est un ensemble d'études et de témoignages dont s'était chargée une commission américaine, jusqu'en 1969, à propos du phénomène des OVNIS. Ses ancêtres sont le « projet Sign » ouvert en 1947 et fermé en 1949, qui devait instruire l'opinion sur cette réalité ou illusion. Par la suite rebaptisée projet Grudge (1949-1951), ces visions étaient encore qualifiées de fantaisistes. Les propos de la présence de visiteurs de la Terre, venus d'autres planètes, restent alors cantonnés aux histoires de cinéma.

Quand les choses se sont accélérées en 1951, suite à l'explosion des déclarations et des observations, l'armée américaine a été obligée de mettre davantage de moyens, alors que la guerre froide s'était ouverte entre les deux anciens blocs. Même si l'origine des apparitions était indéterminée, leur caractéristique aérienne et spatiale mettait au devant une avancée soviétique militaire menaçante.

La sécurité nationale des USA a alors poussé pour que rien n'échappe à la maîtrise des militaires. La base aérienne appelée Wright-Patterson, dans l'Ohio, a été instituée comme le Quartier Général chargé d'étudier les ovnis. Dirigée par un capitaine, nommé Edward J. Ruppelt, ayant la réputation d'être un gestionnaire rigoureux, elle avait la charge du Blue Book.

La recrudescence des témoignages d'ovnis pendant l'année 1952 poussa encore le gouvernement à s'intéresser au problème et mener des enquêtes. Mais à ce jour aucune explication, malgré les 12 618 cas recensés, 701 sont encore mystérieux. Après, sa démission en septembre 1953, Ruppelt publia en 1955, « The Report on Unidentified Flying Objects », son livre qui relate les cas les plus significatifs qu'il a traité dans le projet Blue Book.

C'est aussi le sujet majeur de la « théorie du complot » qui soutient toujours que les gouvernements ne disent pas tout, notamment les Etats-Unis qui auraient les moyens de le faire. Ou bien, les gouvernements gardent le secret sur leurs contacts avec les extra-terrestres. Ceci est dû principalement à un déficit d'identification précise des lumières apparaissant dans les cieux, comme les phénomènes mobiles ou bien carrément d'enlèvements de personnes. 


La pression d'un certain John Greenwald, qui s'est intéressé à un âge précoce aux ovnis, est à l'origine de la disponibilité de cette documentation. Elle renferme 130 000 pages racontant des faits jusqu'à là gardés secrets couvrant la période 1947-1969. L'intéressé, après une décennie de bataille administrative, a gagné la publication de ces archives. Qui sont désormais disponibles sur son site-Web en format PDF. #Hobby