Qui n'a jamais rêvé de faire disparaître tous ses défauts en un claquement de doigts ? Corps trop grand, trop large, trop étroit...? Plus besoin de se torturer l'esprit. Le neurochirurgien Sergio Canavero vous rassure : une solution devrait voir le jour.

L'annonce peut sembler totalement choquante et stupéfiante, mais elle a été vérifiée et approuvée par un grand journal scientifique, le New Scientist. D'après le docteur Canavero, d'ici deux ans, les êtres humains pourraient avoir recours à un "choix" du corps qu'ils souhaiteraint avoir. Greffer un corps à une tête serait vraisemblablement possible dans un futur proche.

Une théorie qui date du XVIII eme siècle

Pour défendre sa théorie, Sergio Canavero s'est inspiré du médecin français Julien Jean César le Gallois qui a longtemps étudié la guillotine. Selon lui, si une tête coupée est correctement irriguée en sang oxygénée, elle a toutes les chances de "survivre". Le neurochirurgien Canavero sait déjà comment il compte entreprendre cette greffe particulière. Il faudrait commencer par congeler le corps du donneur ainsi que la tête du bénéficiaire. Par la suite, il faudrait trancher le cou du donneur et immédiatement greffer la tête du receveur. "Si on peut reconnecter vaisseaux, muscles et nerfs sur une jambe ou un poignet, on peut le faire au niveau du cou", a-t-il annoncé à la suite d'une démonstration impliquant une banane et des spaghettis.

Et la moelle épinière dans tout ça ?

Là encore, le docteur Canavero est confiant. Pour lui, les deux moelles devraient pouvoir fusionner grâce au polyéthylène glycol. "Au réveil, le patient sera capable de bouger et de parler. Au bout d'un an de physiothérapie, il devrait pouvoir marcher". Sûr de lui, le docteur Canavero affirme néanmoins que le plus gros risque de l'opération est avant tout psychologique.

Plus de cinquante patients prêts à essayer

La théorie du docteur Canavero ne sera prouvée et confirmée qu'une fois testée, et de côté-ci, les candidats ne manquent pas. Cette opération miracle a fait naître l'espoir dans le coeur de nombreux malades qui se disent prêts à essayer. "J'ai déjà une cinquantaine de candidats atteints de dystrophie musculaire, de tétraplégie ou encore transsexuels", affirme Sergio Cavanero. Ne reste plus qu'à attendre la première greffe.
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