La ville de Compiègne, dans l'Oise, attire les réalisateurs de #Films pour adultes. Et, visiblement, ils prennent la liberté d'y tourner des images sans prendre vraiment de précaution.

Selon Le Parisien, mardi 10 mars, un tournage de film X s'est déroulé en plein air, dans le parc Songeons, dans le centre-ville. Dans son édition du 11 mars, Oise Hebdo publie des photographies de la scène. On y voit le réalisateur Olivier Lahcen, caméra à la main, en train de filmer un couple en pleine action à la vue de tous.

Informé, Philippe Marini, le maire UMP de Compiègne, a immédiatement décidé de saisir le procureur pour qu'une enquête soit ouverte.

Deux vidéos avec des lycées de la ville comme décor

Ce n'est pas la première fois que de tels faits se déroulent dans la préfecture de l'Oise. Déjà en 2011, une vidéo pornographique, tournée devant le lycée Mireille-Grenet, avait fait scandale sur #Internet.

Elle met en scène une femme qui se présente comme une professeur de mathématiques dans l'établissement. On la voit en sortir et se diriger ensuite un peu plus loin dans la ville pour avoir une relation sexuelle filmée.

Rebelote en décembre 2013 avec la diffusion, sur la même plateforme en ligne, d'une nouvelle vidéo porno avec un établissement scolaire de Compiègne pour décor. Il s'agit, cette fois, du lycée Pierre-d'Ailly, dont on voit clairement le logo.

Il débute devant le lycée d'où sort une femme qui explique y être surveillante. Elle rejoint plusieurs personnes avec qui elle s'adonne à des attouchements filmés devant le lycée. Leurs aventures se poursuivent dans une forêt de la ville avec, en arrière-plan, le lycée Mireille-Grenet, cité précédemment. Ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des élèves de l'établissement. La vidéo a ainsi été largement partagée en ligne. Elle a été vue près de 830 000 fois !

La direction du lycée avait lors été obligée d'envoyer une lettre aux parents d'élèves pour leur assurer que l'actrice n'est pas vraiment surveillante. Le proviseur avait finalement décidé de ne pas porter plainte pour ne pas faire plus de mauvaise publicité à son lycée. Il n'y a avait d'ailleurs aucun motif juridique valable pour un éventuel recours en justice.