Il est délicat d'aborder ce sujet sans déclencher les sourires et attirer les regards étonnés, voir suspicieux, pourtant l'heure est grave. Il y a pour moi, dans ce monde dit évolué, deux choses qui clochent : la première, le fait de procéder à l'aide d'un bout de #papier toilette à une manoeuvre intime impliquée par notre besoin d'évacuer les déchets organiques de nos intestins, la seconde concernant l'utilisation multiséculaire des essuie-glaces de nos véhicules. J'ai toujours des difficultés à m'imaginer que certains sont capables de s'acheter des véhicules de plusieurs millions d'euros et qu'ils acceptent que la pluie soit balayée de la même manière qu'elle le fut sur une Ford T de 1929. Je vais me contenter d'aborder le premier point de ma réflexion (car j'ai la sagesse de positionner l'homme au delà de la machine... de temps en temps) et j'espère être à la hauteur, sans pour cela me montrer vulgaire et dégoûtant.   

L'enjeu crucial d'une nécessité quotidienne non négociable

Lorsque l'on aborde les événements quotidiens se produisant dans l'intimité d'un deux mètres carrés occupé par une cuvette remplie d'eau, on prend conscience de la difficulté littéraire à laquelle on se soumet. Pourtant, à défaut de vivre au milieu d'une nature complaisante à l'égard de ces nécessités organiques impérieuses, nous sommes contraints et forcés de nous imposer cet isolement monastique. Il y en a qui l'apprécient tant, qu'une lecture s'impose (autant rentabiliser ce temps perdu...), d'autres, pressés par les impératifs professionnels, font un rapide aller et retour et ne demeurent pas plus que la nécessité intestinale ne l'impose. Dans tous les cas, dans notre civilisation, la chute est la même : l'utilisation d'un superbe papier.

Des kilomètres de papier utilisés pour un besoin dont le résultat hygiénique est plus que douteux

Je ne ferais pas le ratio kilomètre/surface traitée, ce serait trop honteux. Souvenons nous tout de même que le puits perdu des toilettes est une fin de non recevoir concernant l'éventualité du recyclage de ce soyeux et délicat produit. Des forêts sont dévastées pour satisfaire le confort de nos petites fesses. 

Le Japon s'est penché sur le peuple qui s'assoie quotidiennement dans les lieux d'aisance

Ce que les Japonais ont mis au point, c'est tout un ensemble de toilettes dédiés au besoin incontrôlable que nous impose notre corps. Il en résulte un grand choix de superbes sièges équipés de doucettes orientables, au jet à la pression contrôlée et à la température adéquate.

La question est essentielle et il serait bon que les supers cadors de la politique qui nous vantent leurs mérites indiscutables, la portent à l'ordre du jour de leur programme dans la course à la présidentielle : quel compromis possible entre la douchette japonaise et le papier non hygiénique préhistorique utilisé abusivement en Europe ?

Sauvons nos forêts ! Après tout, c'est derrière un arbre que nous sommes le mieux pour se soulager ! Quant aux essuie-glaces, j'y reviendrai plus tard... #Ecologie #Bien-être