Parmi les 297 morts des suites du #tremblement de terre des localités d’#Amatrice, Accumoli et Arquata del Tronto (Lazio – Latium), figurent 11 personnes de nationalité roumaine, selon les autorités de leur pays d'origine. Dont Victor Paunescu, 52 ans, natif de Fârtăţeşti (dpt de Vâlcea). Le 27 août, sa famille s’est rendue au cimetière où venait d’arriver un corbillard italien. Le cercueil a été enterré le 30 août, mais le samedi suivant, la mairie était officiellement avisée qu’il contenait la dépouille d’un citoyen italien. S’ensuivront deux exhumations, l’une en Italie, pour véhiculer le défunt roumain vers sa famille, l’autre en #Roumanie, pour réacheminer le défunt italien vers son pays d’origine. Le corps de Victor Paunescu sera enterré près de la dépouille de son épouse, Simona, décédée aussi le 24 août dernier.

Retrouvé à la morgue de Rieti

Le corps de Victor Paunescu avait été transporté à la morgue de Rieti (chef-lieu de la province du Lazio du même nom, ville ayant déjà subi un tremblement de terre en 1785), où il fut identifié tardivement grâce à un test ADN dicté par la présence des papiers d’identité trouvés dans une poche. Le ministère italien des Affaires étrangères a dès lors signalé l’erreur aux autorités roumaines qui ont alerté le maire de la commune où réside la famille Paunescu. Le défunt roumain était rentré du travail pour s’assurer que sa femme, âgée de 43 ans, avait survécu, et cela lui fut fatal : un immeuble s’est effondré sur lui. L’erreur initiale provient d’une confusion, le corps de l’Italien a été retrouvé aussi dans cet immeuble où il résidait. Les familles des défunts roumains du tremblement de terre avaient été avisées de ne pas ouvrir les cercueils. La presse italienne du 31 août avait évoqué la mort du couple et de neuf autres personnes originaires de Roumanie. Selon le prêtre orthodoxe roumain chargé de la paroisse d’Amatrice et des localités voisines, 77 familles roumaines vivaient sur la zone sinistrée. La plupart des Roumains étaient employés en tant qu’assistants gériatriques mais d’autres venaient pour les récoltes de fraises et framboises. Presque tous les survivants ont dû, comme leurs voisins italiens ou d’autres nationalités, être hébergés provisoirement. D’autres encore, blessés, sont toujours hospitalisés.

Reconstruction : une école en modules de chantier

À proximité d’Amatrice, sur le hameau de Villa San Cipriano, une école vient d’être ouverte. Elle se compose d’une sorte de perron en bois et d’un alignement d’une douzaine de modules de chantier peints de couleurs vives. Les villages de tentes vont commencer à être démantelés en prévision des rigueurs automnales. Les pompiers ont poursuivi des inspections pour déterminer quelles habitations sont restées viables. Il faudra reloger 3 707 adultes et enfants. Nombre d’hôtels du Lazio ont été en partie réquisitionnés, mais des solutions ont aussi été trouvées dans des régions voisines (Marches, Ombrie et Abruzzes). La vie reprend, mais il se pourrait que le nombre des morts puisse encore augmenter. Et il pourrait encore s’agir aussi de Roumains. Sur les 11 ressortissants résidant sur la zone recensés par le ministère des Affaires étrangères roumains, la presse italienne n’en a répertorié que quatre (aux morgues de Rieti et Ascoli). Pour les victimes manquantes, soit il s’agit de personnes ayant auparavant déménagé sans le signaler aux consulats ou à l’ambassade, soit elles se trouvent encore dans des décombres. Ni la presse roumaine, ni l’italienne, n’ont mentionné l’identité de l’Italien décédé…