L'image est légendaire, puissante. Elle se trouve dans tous les livres d'histoires. Après avoir remporté le 200 mètres aux #Jeux olympiques de Mexico en 1968, les deux athlètes noirs, John Carlos et Tommie Smith, ont brandi un poing en l'air pour lutter contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Mais sur le podium, un seul homme, blanc, a tourné le dos au signe du Black Power. Cet australien s'appelle #peter norman. Mais les photos peuvent être parfois trompeuse. Ce troisième athlète, méconnu de tous, a participé très discrètement à la lutte des deux américains. C'est grâce à la tribune de l'écrivain italien Riccardo Gazzaniga que l'histoire de cette homme blanc change complètement.

Le héros anonyme

C'est l'un des 200 mètres le plus fou de toute l'histoire des Jeux Olympiques. Cependant, ce n'est pas la course en elle-même qui est marquante. C'est bien évidement le final sur le podium. John Carlos et Tommie Smith, les deux noirs américains, s'apprêtaient à montrer au monde entier leur contestation contre la ségrégation raciale. Cependant, le troisième homme sur le podium est un blanc, australien. A l'époque, l'Australie était un pays extrêmement raciste qui appliquait les lois de l'apartheid. Les deux américains ont eu l'idée de monter sur le podium pieds nus pour refléter la pauvreté des hommes noirs. Ils ont aussi épinglé sur leur veste, le badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme. Mais ils ont remarqué qu'ils n'avaient qu'une seule paire de gants. C'est là que Peter Norman intervient ! Il leur a conseillé de porter un gant chacun pour qu'ils puissent faire le signe du Black Power. On remarque également que Peter Norman porte le badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme.

Le paria du sport et de l'Australie

Un seul cliché, un symbole mondial. La puissance de cette photo montre deux hommes noirs levant le poing pour lutter contre la ségrégation raciale et un homme blanc glacial, immobile, qui représente parfaitement l'homme conservateur... Par la suite, les deux athlètes américains ont été bannis des Jeux Olympiques. De plus, l'innocent Peter Norman a lui aussi été banni. Il a été rejeté et insulté dans son pays. Il était perçu comme un traître. Il a souffert jusqu'à sa mort en 2006. Malgré tout, John Carlos et Tommie Smith ont porté son cercueil. Ils n'ont pas oublié le geste de ce grand homme. 

L'histoire a pratiquement effacé son nom. Ce héros sans gant, détesté de son pays, a toujours lutté pour l'égalité et le droit des hommes. #Racisme