Pas mal, pas mal du tout. Un message sur Facebook publié le 18 nov. à 15:45 par #Cédric Barde cumule déjà près de 115 000 partages ce 25 nov. à 16:30. Je n’ai pas tout décrypté, mais la photo a franchi l’Atlantique, parvenant à Mexico, le Pacifique (Perth, Australie), la Méditerranée (Douala, Cameroun), &c. Pas encore de demande en mariage depuis les antipodes ou le Kamtchatka pour ce jeune prof sympa, mais cela ne saurait tarder. Pourtant, Cédric Barde n’a pas renseigné sa page ‘’à propos’’, masque sa catégorie ‘’amis’’ et tout juste devine-t-on qu’il pratique la luge attelée à des chiens de traineau et le baseball. Bon, il a des homonymes nombreux, mais il serait prof d’informatique près de Poncin (Ain) que je ne serais pas trop surpris… Question graphisme, le site de cette commune pourrait être amélioré, mais il fonctionne bien.

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Les Centraliens lillois le salueront au passage… Mais bon, s’il tient à son anonymat, je n’irais pas plus loin (même si je sais la pointure de ses chaussures et quelques autres détails anodins, recueillis sur le Dark Internet, alors que c'est la toute-toute première fois que j'entends parler de lui ; non, je blague, mais on ne se connait pas). Son message, en français et anglais, est des plus simples. ‘’Pouvez-vous partager et indiquer votre ville en commentaire / Can you share and comment with (sic) your city’’. Si vous allez sur sa page, vous constaterez qu’il ne se passe guère de seconde (au singulier) avant qu’un nouveau commentaire ne soit en cours de rédaction et qu’au train où vous les choses, vous pourrez constater bientôt (si ce n’est déjà le cas) qu’un ami, une connaissance, une voisine, ou la, le prof d’un de vos enfants a mordu à l’hameçon.

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Un programme pour dépouiller

J’espère bien que l’intéressé ne va pas se contenter de donner un résultat brut d’ici quelques temps et comme moi, des noms de localités pris au hasard, de lieux situés le plus loin possible de l’Ain. Il y a certainement moyen de corréler la base des données recueillies avec un calculateur de distances. Aussi avec un planisphère virtuel, ou Google Earth, afin de déterminer les zones distantes où le succès fut le plus au rendez-vous (personnellement, je mise, par exemple, au pif, sur le Québec). En plus longuement différé, il y a aussi sans doute moyen de déterminer les phases d’accélération et de ralentissement de la progression de fréquence des réponses, cela aussi en fonction des fuseaux horaires. Ce sera plus coton de déterminer si les répondantes seront plus nombreuses que les répondants (du fait de l’ambiguïté des prénoms comme Alex ou Alix, ou Jean ‘’Jayne’’ Mansfield, pour ne donner qu’un exemple, ou des abréviations, genre Mat pour Matthieu ou Mathilde).

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Mais ce qui est le plus fou, c’est qu’en s’appuyant sur le Big Data, on pourrait vraiment aller beaucoup plus loin encore (peut-être pas déjà un classement selon les pointures des chaussures, mais, un jour… allez savoir ; il y a déjà tellement de données recueillies de la sorte, ne serait-ce que par les sites de vente en ligne).

Cas d’école pour communicants

Je ne doute guère que l’expérience de Cédric Barde finira assez tôt par inspirer des ateliers en écoles de commerce et de communication. Il est en tout cas rassurant de voir que diffuser des fausses nouvelles sensationnelles, des hoax, n’est pas le seul moyen d’obtenir une visibilité jusqu’à Marie Galante (d’où Monique vient de se manifester). En tout cas, avant que les adversaires de l’ASVF Baseball Villefontaine Dragons fassent autant de tours de bases que la photo de leur équipier, il se passera quelques… siècles, à mon humble avis. Là, cela devient de la statistique, hors de ma portée. Bravo en tout cas pour cette initiative. #buzz #Facebook