Britton Matthews, un graphiste et développeur de Seattle (Washington State), ne manque pas d’humour. Il a créé une carte interactive qui vous permet de visualiser le champ d’impact d’une bombe #Nucléaire (plusieurs choix de bombes possibles) et ce qu’il advient de vous en divers endroits de la surface détruite ou touchée par le souffle de l’explosion. Plusieurs types de bombes sont proposés, mais vous pouvez aussi opter pour la chute d’une météorite de (très) grande taille. Comme les bombes nucléaires seront vraisemblablement expédiées simultanément, vous pouvez tester sélectionner une ou jusqu’à cinq villes. J’ai testé sur le site WouldISurviveANuke. Le mode d’emploi est ultra-simple si… votre appareil permet de vous géolocaliser. Sinon, en tout cas pour moi, entrer un nom de localité ne donnait pas de résultat. Vous visualisez l’ensemble de la ou des zones frappées et deux curseurs apparaissent. Écartez-les pour constater (les légendes qui apparaissent sont en anglais) les conséquences que vous encourez selon la distance depuis l’impact. Les immédiates et dans l’immédiat en tout cas, car après quelques temps, même si vous n’êtes pas situé en zone de danger instantané, la pollution de l’eau, le manque de ravitaillement, les poussières chargées par les vents, &c., ne vous rendront pas la vie facile et vous préférerez rapidement l’exode. Sauf qu’en Europe, par exemple, quelques millions de personnes vous accompagneront et que les populations voisines vous considéreront tels des ‘’étrangers’’ : vous expérimenterez le sort des migrants et réfugiés…

La Star Bomba, efficace…

La Star Bomba soviétique à hydrogène, de 57 mégatonnes, testée dans l’Arctique en 1961 pour la première fois, est l’engin le plus destructeur à avoir été jamais lancé. Depuis, on a fait beaucoup ''mieux'', bien plus puissant, mais vous devrez vous en contenter pour cette #application. Son efficacité est étonnante : son rayon de destruction est d’environ 35 km. Vous constaterez qu’en zone violet foncé, vous êtes mort instantanément ou que ‘’vous avez pu songer avec satisfaction pendant un quart de seconde que vous aviez complété votre liste de courses’’, selon l’éloignement. En zone violette plus claire, vous êtes brulée au troisième degré et ‘’radieuse, mais ce n’est pas parce que vous êtes enceinte’’ ou ‘’même si votre peau s’est liquéfiée, vous restez chic en col roulé’’. Plus loin, en zone orange, ce n’est qu’au second degré que vous êtes entièrement brûlé et ‘’vous biffez des trucs sur votre liste de courses car la mort est proche, mais ce n’est pas fastoche car vos doigts commencent à tomber’’. En section jaune, à brûlures du premier degré, ‘’vous allez y passer plus tard, mais ce qui vous semble interminable, c’est que les connections wifi sont impossibles’’. Il y en a de la sorte quatre ou cinq par zones, selon que vous éloignez ou rapprochez le repère, et si vous pratiquez l’anglais, explorer la carte entre potes sera un très rigolo passe-temps. En son for intérieur, c’est moins hilarant. Les descriptifs sont très variés et changent aussi en fonction des pays ou régions… Pour le moment, officiellement du moins, neuf pays ont accumulé quelque 15 000 bombes atomiques à têtes nucléaires uniques ou multiples. L’application est quelque peu sommaire puisque, de fait, au bout d’une semaine ou deux, pratiquement tout le monde à proximité du plus éloigné périmètre décède et que même à des centaines de kilomètres, par la suite, des résidus radioactifs auront été projetés, létaux pour la plupart pendant des semaines. The Donald et le Vladimir, lors de leur prochaine rencontre, devraient utilement se faire une petite partie de WouldISurviveANuke. Il paraîtrait, aux dernières nouvelles, que Kim Jong-il a été tellement séduit qu’il veut vérifier l’exactitude des données au réel et féliciter ou châtier Britton Matthews. #bombe atomique