Le Quartier Biyem-Assi, dans le sixième arrondissement de Yaoundé, a récemment connu une hécatombe de la route. Environ une dizaine d’élèves avait ainsi trouvé la mort au sortir de leurs établissements.

Le 12 octobre 2014, Robert Nkili, le Ministre camerounais en charge des transports prenait de ce fait des mesures de restriction de la circulation des véhicules gros porteurs, en l’occurrence les camions offrants divers services dans le pays. Il « réchauffait » par la présente, une circulaire qui quelques années plutôt avait été porteuse de mesures quasi similaires. Quelques jours plus tard, une levée de la restriction sera faite en ce qui concerne les gros porteurs des sociétés brassicoles, ceux des transporteurs de matériaux de construction ainsi que les véhicules de la société d’hygiène et de salubrité du #Cameroun (Hysacam).

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Concertation

154, c’est bien le nombre d’accidents notées sur les routes du Cameroun pour la seule période du mois de janvier au mois de juillet de l’année en cours. Ces chiffres, somme toute interpellateurs voire alarmants, représentent une moyenne de 22 accidents par mois sur tout le triangle national.

La rencontre avec les acteurs du secteur des transports aura donc permis au patron des transports du Cameroun, de faire un rappel de la situation qui prévaut sur les routes et de tirer la sonnette d’alarme. Une sonnette faisant état des de diverses frasques tels que les excès de vitesse en pleine ville, l’abandon des camions et autres véhicules sur la voix publique et même la surcharge entre autres.

Les syndicats de camionneurs et autre transporteurs de même acabit, dans leur plaidoyer, sollicitent davantage la prise en compte de leur bien-être professionnel, une formation et la mise à niveau en continu.

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Ils réclament en outre un soutien de l’Etat, du fait que le transport soit une activité considérée, selon ces derniers, comme sociale.

L’engagement des partenaires sociaux, des patrons des différentes entreprises même les expatriés conviées, au cours de cette réunion, n’aura pas laissé indifférent le gouvernement qui s’en félicite. Le maître mot selon Robert Nkili restera « la construction ». Une construction ou plutôt, une reconstruction d’un climat de confiance, de conscience professionnelle, mais également une prise en compte de la pleine mesure du problème, et des conditions de travail des employés du secteur du transport.

Toutefois, le contrôle se poursuivra en s’intensifiant. Il sera donc question d’une forte vérification des licences et des agréments, pour une conformité parfaite.

BN #Yaoundé