A quelques jours du réveillon de fin d'année, le compteur de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) indique tristement la mort de 133 individus qui exerçaient, de près ou de loin, une activité journalistique. Que ce soit sur un terrain de guerre, durant une investigation sur la mafia, lors d’un attentat à la bombe ou emporté par un tsunami, tous ont péri à cause de leur profession.

La nébuleuse journalistique

L’expression « professionnel des médias » recouvre un large champ de métiers. Aux premières loges, on trouve les reporters de guerre, les présentateurs, les journalistes d’investigation et les photographes.

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Ceux qui expliquent les conflits face à la caméra ou ceux dont le nom apparaît en haut de l’article.

A leurs côtés, mais moins médiatisé, viennent les cameramans et les perchmans qui gèrent l’aspect technique du travail : prise de son et d’image. Sur le terrain comme les journalistes, ils encourent les mêmes risques.

Parmi les professionnels du métier comptabilisé dans cette liste, on compte également les guides-interprètes sans qui les journalistes ne pourraient guère travailler en terre étrangère.

Les pays les plus touchés

En 2014, de nombreux professionnels de la presse ont perdu la vie dans des pays engagés dans des conflits meurtriers.

14 journalistes n’ont pas survécu aux attentats qui surviennent régulièrement au Pakistan.

12 journalistes ont perdu la vie en Syrie.

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Certains de façon très médiatisé, comme le britannique James Foley, décapité face caméra par des membres de l’Etat Islamique.

9 journalistes n’ont pas réchappé à la guerre civile qui se poursuit en Afghanistan.

8 journalistes, parmi lesquels 4 Russes et un Ukrainien, sont décédés durant la révolte de Maïdan et le conflit de Crimée, en Ukraine.

5 journalistes ont été assassinés au Mexique en couvrant la guerre des cartels de drogue.

4 journalistes sont morts dans les conflits ethniques de République Centrafricaine, dont la photographe française Camille Lepage.

Les conditions de reportage

Les causes premières de ces morts sont liées à des guerres civiles, internationales, entre gang ou contre le terrorisme.

Viennent ensuite les conflits d’intérêts. Assassinat pour une investigation un peu trop avancée. Règlement de compte. Opposition au pouvoir. Enquête sur des fraudes politiques ou commerciales.

En bas de liste, apparaissent quelques décès accidentels survenu lors d’un reportage sportif ou tandis que le journaliste couvrait un désastre météorologique.

Bien que de nombreuses organisations, comme le Committee to Protect Journalists (CPJ), la FIJ ou Reporter sans frontières, luttent pour assurer un maximum de sécurité aux rapporteurs de l’information, cette année a comptabilisé plus de journalistes tués que l’année précédente. Signe que le journalisme doit, plus que jamais, être sécurisé.