Les armes ont crépité le weekend dernier dans les localités d'Achigachia, Amchidé, Limani, Mayo-Moskota, Soueram et Mora dans l'Extrême-Nord du #Cameroun à la frontière avec le Nigeria.

Le groupe terroriste Boko Haram s'est montré inflexible voire audacieux à Achigachia. Dimanche aux environs de 4 heures du matin, des combattants de Boko Haram se sont infiltrés dans le camp de l'armée camerounaise à Achigachia, tenu par des éléments de la Brigade d'Intervention Motorisée (BIM). Une intense altercation a eu lieu. L'armée camerounaise a repris le total contrôle de son camp après une heure de combats. Les membres de Boko Haram ont réussi à emporter quelques armes et à hisser leur drapeau dans le village Achigachia, en territoire camerounais.

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Il a fallu d'intenses bombardements de l'aviation camerounaise pour réussir à évacuer les membres de Boko Haram qui tentaient de prendre le contrôle du camp militaire d'Achigachia situé dans le département du Mayo-Tsanaga.

« Face à la pression des membres de Boko Haram, l'armée camerounaise a fait usage de drones samedi, pour effectuer des bombardements à l'intérieur du Nigeria, notamment à Banki », a indiqué une source militaire à Blasting News. D'après un combattant de l'armée camerounaise : « les drones ont aussi servi toute la nuit, depuis Amchidé et Limani pour viser les positions de Boko Haram dans cette localité frontalière stratégique pour la secte ».

Boko Haram dispose à Achigachia, au Nigeria, d'une grande base abandonnée sans résistance, il y a quelques mois, par l'armée nigériane.

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Achigachia-Cameroun et Achigachia-Nigeria sont séparés par une petite rivière asséchée en ces mois de décembre et janvier. Les éléments du Bataillon des Troupes Aéroportées (Btap), des forces armées camerounaises ont pulvérisé un camp de Boko Haram à Soueram, à 17 km de Fotokol en territoire camerounais. Sur le coup, 53 combattants du groupe terroriste sont tombés les armes à la main.

Touché dans leur amour propre, des combattants de Boko Haram ont attaqué samedi vers 5 heures du matin, les villages de Doublé et de Magdémé, distants l'un de l'autre d'à peine un kilomètre et situés à moins de 20 km de Mora dans l'Extrême-Nord du pays, frontière avec le Nigéria. Les membres de Boko Haram ont massacré 35 personnes à Mayo-Moskota.

Malgré quelques signes de diminution de réserves alimentaires des combattants des forces armées camerounaises, les militaires au front continuent de pousser jusqu'au dernier retranchement le groupe terroriste qui n'est pas prêt à baisser les bras dans les douze prochains mois.

Un policier camerounais a été arrêté à Mora le weekend dernier, soupçonné de « servir » Boko Haram .