"Cinq véhicules qui circulaient mercredi matin sur la nationale n°1 entre Mora et Waza, dans l'Extrême Nord du Cameroun, à des moments différents, ont été attaqués par des hommes armés du groupe islamiste Boko Haram", a appris Blasting News mercredi en mi-journée. Les sources sécuritaires dans la zone de combats ont indiqué "qu'aucune perte en vie humaine n'est signalée".

Mardi, l'armée camerounaise avait annoncé avoir capturé "quatre membres de Boko Haram, dont un militaire déserteur de l'armée nigériane, âgé de 23 ans".

Le 22 décembre 2014, cinq combattants de Boko Haram ont été capturés, aux alentours de 23 heures GMT, sur l'axe Mora-Waza.

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Les membres de Boko Haram sont tombés dans une embuscade tendue par par l'armée Camerounaise. Une source de sécurité au front dans la zone de combats a indiqué à Blasting News que: "pendant le weekend dernier, près de deux cents personnes ont été arrêtées à Guirvidig près de Yagoua frontière Cameroun-Tchad." Parmi les personnes arrêtées, des enfants de huit à quinze ans en majorité et une vingtaine d'adultes qui détenaient des vidéos de propagande des membres de la secte Boko Haram.

Depuis janvier 2014, les régions septentrionales du Cameroun et de l'Est sont secouées par de violents affrontements entre les membres de Boko Haram, venus du Nigéria voisin, qui tentent d'installer leur base au Cameroun et l'armée camerounaise qui ne ménage aucun effort pour repousser la secte hors des frontières.

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Les autorités camerounaises ont déployé dans l'Adamaoua, le Nord et l'Extrême-Nord, d'importants renforts en hommes et en armements. Une situation qui a plongé le pays dans l'assèchement de son trésor public. Le président Biya peine actuellement à payer les salaires des fonctionnaires: "nous avons consacré toutes nos réserves pour combattre cette nébuleuse qu'est Boko Haram", a indiqué une source de la présidence de la République du Cameroun.

La même source a relevé que: "le président Paul Biya ayant pris un engagement auprès de son peuple à mener une guerre sans merci contre la secte Boko Haram, il est hors de question qu'un effort quelconque soit économisé dans le cadre de lutte contre Boko haram".