Les autorités camerounaises et la communauté internationale sont inquiètes des actes d'insécurité qui se multiplient le long des frontières Cameroun-République Centrafricaine, Cameroun-Congo dans la zone de Mbalam, Cameroun-Tchad et Cameroun-Nigéria. Ces dernières semaines, la tension est montée d'un cran au niveau des frontières est du pays. Selon Lawrence Diyem, sous-préfet de l'arrondissement de Garoua-Boulaï (Cameroun) : "Des gens sans foi, ni loi qui aiment seulement créer des situations inutiles ont tenté cette semaine de franchir la frontière. Actuellement, la situation est préoccupante selon ceux qui ne vivent pas ici. Mais, pour nous qui vivons la situation en direct, nous vous dirons que cette situation n'est pas tellement préoccupante. C'est une insécurité dans notre frontière, mais causée par des brigands isolés. C'est une insécurité bien maitrisée et bien contrôlée tant au niveau local qu'au niveau de la haute hiérarchique du pays".

L'arrondissement de Garoua-boulai qui abrite quatre camps de réfugiés est en insécurité tant au niveau de la frontière qu'à l'intérieur de l'arrondissement.

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La collaboration est précaire entre les réfugiés centrafricains et les populations locales.

Des riverains ne veulent pas de réfugiés. "Ces derniers causent beaucoup d'exactions auprès des populations. Il y a même certains réfugiés qui détiennent les armes dans les camps et qui causent une psychose au sein de certaines populations riveraines", a déclaré à Blasting News, Lawrence Diyem ; sous-préfet de Garoua-Boulai.

"Malgré tous les problèmes que causent les réfugiés, ils sont quand même acceptés par la population locale et ils vivent quand même en paix. Je dirais une paix précaire", a tenu à préciser le représentant du gouvernement camerounais dans la localité.

Pour la plupart des réfugiés installés au Cameroun, "le retour au calme en Rca est la seule condition pour le retour au pays natal".

À Garoua-Boulai, il y a un manque criant d'écoles, d'eau, de nourriture.

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Les autorités locales appellent la communauté internationale à investir dans l'éducation des réfugiés, pour leur permettre de hausser leur niveau.

Interrogés sur l’accueil qui leur a été réservé par les Camerounais, les réfugiés se plaignent d'avoir des bâtiments scolaires disponibles dans les camps pour l'ouverture des écoles. Mais sont butés par le manque d'autorisation de l'administration locale.