Sabang est situé au nord d’une presqu’île, au nord de l’île de Mindoro, faisant face à Batangas port à une heure et demie de “banca” au sud de Manille. Sabang fait partie de la commune de Puerto Galera.



On peut y constater une mise en œuvre intéressante permettant de faire cohabiter harmonieusement le tourisme et la préservation de la nature, ceci est la suite de l’article déjà paru sur les philippines.



Le respect des récifs coralliens et la régénération de ceux-ci, avec le développement des poissons qui en vivent et de leurs prédateurs,  ont permis le développement des sites de plongée, ceci amenant de facto la mutation des pêcheurs qui sont devenus pilotes de bateaux de plongée, ou de "banca" pour les adeptes de la plongée libre en eau peu profonde, ainsi que tous les "tours" annexes , pique-niques, photos, couchers de soleil et autres.

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Plus agréable d'être à l’abri du soleil sous un taud à piloter un bateau pour les touristes, que toute la journée sous un soleil de plomb à plonger à la recherche d'hypothétiques coquillages, ou de passer  la nuit entière à poursuivre le poisson avec des engins rudimentaires.



Les jeunes générations trouvent des emplois comme moniteurs de plongée et personnel en charge du matériel dans les dive shop, les hôtels, restaurants, “resort” emploient beaucoup de personnel, ainsi que tout le contexte commercial qui va autour, alimentation, souvenirs, matériel de plongée, livreurs, porteurs, marins sur les ferries qui déservent les îles, loueurs de motos, tricycles, jeepneys et autres transports, plus tous les "marchands volants" nombreux à proposer leur camelote. S'y ajoute les petits commerces locaux  typiques, restos sur le pouce, vendeurs de fruits etc...

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Les fonds marins sont très propres, le corail en bonne santé et abondant, les poissons de corail, nombreux, chaque établissement nettoie la plage devant chez lui.



La commune applique une éco-taxe à l’entrée, perçue au débarquement sur l'île, sauf pour les résidents, cette taxe reste raisonnable 50 Php soit environ 1€. Plus 10 Php au départ.



L'ambiance est bonne enfant, la sécurité très bonne, la police invisible, les security guards peu nombreux et fort discrets, les gens sourient, même si celui-ci devient de plus en plus commercial... Tout le monde se hâte avec lenteur... On est entre le tropique et l'équateur!



La clientèle, cosmopolite, est le meilleur qualificatif, la vielle Europe fournissant son contingent largement renforcé par les nouveaux riches russes, bruts de" décoffrage"!

Mais le gros de la troupe vient de pays proches et avec un niveau de richesse en pleine expansion, la Corée et la Chine sont omniprésents, le Japon revient sur les lieux de ses méfaits pendant la 2eme guerre mondiale, mais c'est oublié, les Australiens ne sont pas bien loin et aiment bien l’endroit.

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À majorité masculine, la cohorte sino-coréenne qui ne se déplace qu’en groupe y compris en plongée, compte malgré tout un élément féminin assez important, par rapport au contingent européen.



Néanmoins, il ne s'agit pas d'un tourisme de masse car la destination se mérite un peu : 3 heures de bus de Manille à Batangas, une heure de navigation pour atteindre Puerto Galera.



La préservation du corail, la diminution de la pression pêche, la mutation des populations ont amenés des investisseurs, créant des établissements de plongée, hôtels et restaurants, ce qui a permis le développement d'emplois. Tout ceci grâce au respect du milieu naturel de la mer, kaléidoscope géant et gratuit si on veut bien le respecter.



Le milieu marin s'est régénéré, les constructions se sont bien intégrées dans le milieu naturel car d'une taille raisonnable. Les locaux ont du travail et font du commerce, les expatriés font du business, les touristes achètent du dépaysement, prennent du plaisir et font tourner la machine.

À suivre...