Le débat s'est ouvert ce mercredi 10 décembre et s'est conclu en soirée favorablement à l'égard de l'Etat palestinien. Les députés irlandais ont effectivement adopté une motion demandant cette reconnaissance de l'Etat de Palestine au gouvernement. Ce geste symbolique constitue d'ores et déjà un premier pas vers la reconnaissance officielle de la part de l'Irlande, d'autant plus que le gouvernement aurait affirmé qu'il n'était pas, de prime abord, opposé à une telle motion, selon l'agence de presse Reuters. Les Irlandais s'inscrivent ainsi dans la lignée d'autres pays européens, tels que les Français, les Britanniques, ou encore les Espagnols.

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En effet, la Suède ayant déjà reconnu concrètement l'Etat de Palestine au travers d'un décret, la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne s'étaient ensuite interrogés sur la question. Ces trois pays ont désormais approuvé ces résolutions non-contraignantes en faveur d'une reconnaissance, ce qui fait actuellement davantage office de geste symbolique, mais consiste en un début de démarche! Il s'agit en fait d'initiatives qui témoignent d'un sentiment grandissant de frustration vis-à-vis d'Israël et de la stagnation du processus de paix.

Désormais, le parlement irlandais a adopté à son tour une résolution demandant au gouvernement de reconnaître officiellement la Palestine en tant qu'Etat. Le contenu du texte voté mercredi soir par les parlementaires irlandais vise principalement « une reconnaissance officielle de l'Etat de Palestine sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, comme stipulé dans les résolutions de l'Organisation des Nations Unies », et cela afin de « contribuer positivement à une résolution du conflit israélo-palestinien qui perdure, sur base d'une solution négociée », et faire avancer ainsi le processus de paix.

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Le texte avait été déposé par le parti d'opposition Sinn Fein, et a obtenu le soutien de tous les partis présents au sein du Parlement, y compris ceux de l'alliance gouvernementale. Le gouvernement n'est en aucun cas tenu de se soumettre à cette motion, mais, selon le ministre irlandais des Affaires étrangères Charlie Flanagan, Dublin soutiendrait le principe d'une solution basée sur l'existence de deux Etats.

Prochainement, le Danemark et la Belgique devront eux aussi se prononcer sur le sujet.