Récemment, lors de sa visite au Kurdistan irakien, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoğlu, a révélé aux médias l'existence d'un plan secret entre la Turquie et le Kurdistan irakien pour combattre l'organisation Etat Islamique (EI).  Davutoğlu n'a pas précisé les points de cet accord secret, mais des sources parlent d’un complot contre les Kurdes de la Syrie.



L'annonce de Davutoğlu a soulevé des craintes chez les adeptes du parti des travailleurs Kurdes PKK et de l'Union démocratique kurde PYD qui gèrent les unités de protection du peuple kurde YPG submergé par une vague de violents combats contre l’EI dans la ville syrienne Kobani (Ayn-Al-ARAB) depuis près de trois mois.

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Selon le Parti de l’Union démocratique kurde PYD, il est connu dans son histoire au pouvoir turc, que Davutoglu porte une grande haine pour le peuple kurde et sa cause. L’annonce de ce plan secret soulève beaucoup de doutes surtout sur la position turque par rapport aux violents combats à Kobani. 

Un plan secret!

Des sources kurdes ont révélé quelques points de l’accord entre la Turquie et le président de la région autonome de Kurdistan d’Irak Massoud Barzani. Ils affirment que le premier point est la mise en place d’une coopération militaire entre l'armée turque et les unités kurdes irakiennes « Peshmergas ». La Turquie se charge de leur formation au Kurdistan irakien dans un camp de l'armée turque. Cela va sûrement augmenter l'influence d’Ankara dans cette région.

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La crainte réelle est que la Turquie devienne allié avec les peshmergas, ce qui peut se traduire plus-tard par des conflits internes entre les partisans du PKK en Turquie et les partisans de Barzani « Peshmergas » en Irak.

Qui dira son dernier mot à Kobani?



Ces mêmes sources ajoutent que les forces Peshmergas formées par Ankara seront déployés dans la ville de Kobani, pas seulement pour combattre les « fous d’Allah » de l’EI mais aussi pour rivaliser avec le Parti de l'Union démocratique kurde et leur voler la victoire, et même pour se battre contre eux si cela entre dans l'intérêt de la Turquie.

Ils indiquent notamment que l'accord secret a été mis par le président de l'Agence de renseignement turque (Hakan Fidan) puis discuté avec le président Massoud Barzani, président de la région du Kurdistan de l'Irak lors de la visite de Davutoğlu.



Alliance militaire?

Selon cet accord, l’armée turque doit défendre le Kurdistan en cas d’une nouvelle attaque par les djihadistes.

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En revanche, les peshmergas sont appelés à jouer « un rôle » dans les zones d'influences du PKK en Turquie et en Syrie avec l'aide des Turques. Il traite également les relations avec le Parti des travailleurs du Kurdistan PKK, où Barzani jouera un rôle central dans les négociations avec le PKK.

Une coopération secrète?



Une mise en place d’une coopération entre le service turc de renseignement (MIT) et celui de Massoud Barzani, préoccupe les dirigeants du PKK de l’influence croissante des renseignements turcs, en ce qui concerne les endroits secrets dans lesquels se cachent les dirigeants du PKK.

Il faut savoir que les dirigeants du PKK et de l'Union démocratique du Parti syrien se servent de l'aéroport d'Erbil, la capitale de la Région autonome du Kurdistan et de ces départements, pour voyager à l'étranger et pour rentrer en Syrie. En ce sens, parmi les points de cet accord secret, c'est d'informer le service de renseignement turc de la liste des voyageurs au départ et au retour de l'aéroport kurde, ce qui affectera fortement le mouvement de ces dirigeants kurdes en les mettant sous la merci de l'intelligence et de l’armée turque.