Le rapport de l’ONG australienne « walk free» a parlé : 35,8 millions de personnes sont encore réduites en esclavage en 2014. Cet esclavage moderne – qui réduit la liberté d’une personne et l’exploite – touche principalement les continents asiatique et africain. Il prend, dans 61% des cas, place en Inde - qui prend la tête du classement avec plus de 14 millions d’esclaves - en Chine, au Pakistan, en Ouzbékistan et en Russie. Les pays en guerre, sujets aux conflits ou à une gouvernance instable ont également un fort taux d’esclaves, c’est notamment le cas du Qatar, et de la Syrie.

Compte tenu du nombre total de sa population, la Mauritanie est le pays le plus touché, avec 4% d’esclaves.

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Selon Walk free foundation, c’est certainement parce qu’il est transmis de génération en génération que l’esclavage atteint une telle proportion. Bien que le gouvernement Mauritanien ait promis un plan d’action efficace pour éradiquer ce problème, celui-ci devrait prendre effet que dans quelques années au vu de la situation.

En ce jour international pour l’abolition de l’esclavage, seuls les conventions internationales, les lois et les engagements politiques de chaque gouvernement peuvent empêcher le travail forcé, le trafic d’organes, l’exploitation sexuelle, ou encore le travail d’enfants. Grâce à sa politique ferme et son programme d’assistance aux victimes, les Pays-Bas se classent n°1 en matière de mesures prises, même si dans leur majorité elles interdisent seulement l’exploitation sexuelle, à l’heure où le travail forcé est le plus répandu.

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La politique de l’Iran, de la Syrie et de la Corée du Nord - qui est le seul pays à ne pas criminaliser l’esclavage moderne - se retrouve quant à elle aux antipodes de celle prise par les Pays-Bas, la Suède et les Etats Unis.

En France, les formes d’esclavage moderne existent aussi dans différents secteurs : plus de 8000 personnes -venues principalement d'Afrique du Nord et de l'Ouest- sont, en 2014, privées de libertés et exploitées. Comme quoi, cela n’arrive pas qu’aux autres.

BN